Marchés

Une femme jeune et riche se maquillerait plus que les autres

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Pour la sortie de sa MDD de maquillage Labell-Paris, Intermarché a réalisé une étude de consommation en partenariat avec BVA Opinion. Riche d’enseignements. Tout d’abord sur la fréquence d’utilisation de maquillage. Plus une femme est jeune et riche, plus elle se maquillera.

Si 75% des femmes se maquillent occasionnellement, 58% des CSP+ le font quotidiennement contre 48% des CSP- et 39% des femmes inactives.

De même, 56% des moins de 35 ans le font également tous les jours, 48% des 35 - 49 ans et 37% des plus de cinquante ans. On comprend pourquoi les enseignes de sélectif cherchent à rajeunir leur clientèle…

Un budget pas si élevé

Une autre donnée plus surprenante de l’étude concerne le budget alloué au maquillage par les consommatrices. 84% des femmes interrogées, dépense moins de 20 euros par mois en produits. Surprenant ? Lorsqu’on connait le prix moyen des produits de maquillage, oui. Un vernis de marque en circuit sélectif coûte une douzaine d’euros, un mascara rapidement une dizaine d’euros. Le panier moyen de la parfumerie sélective ou en grande distribution en maquillage ne serait donc pas si élevé que cela… De même, elles ne sont que 7% à dépenser plus de 40 euros par mois.

Source BVA Opinion

Cette donnée surprenante est à mettre en perspective avec l’initiateur de l’étude, Intermarché, qui mise sur les bas prix pour valoriser sa nouvelle marque. Cette vision du panier moyen explique le succès grandissant d’enseignes comme Kiko, où les prix dépassent rarement les six euros et propose des vernis à 2,50 euros. Ainsi que des marques de distributeurs en sélectifs.

Le magasin avant tout

Le troisième enseignement que révèle l’étude BVA concerne le merchandising. L’analyste a demandé aux femmes leur critère de choix des produits.

A 45%, c’est l’aspect du produit sur le rayon qui prime. S’il plaît, ces dames seront plus enclines à l’acheter. En deuxième position, le conseil d’un proche est un facteur clé d’achat à 22%. Etonnamment, un article, commentaire sur internet ou dans la presse n’aide à l’achat que pour 16% des femmes interrogées. Et la publicité est reléguée au dernier plan, avec seulement 15% de convaincues. De quoi sérieusement se poser des questions sur les investissements marketing.

Ainsi, le choix du produit se fait en dernière minute. Ces arguments devraient convaincre les enseignes et les marques à travailler leurs boutiques et leur shopping expérience.

Source BVA Opinion

L’enquête a été effectuée par téléphone les 29-30 mars et 5-6 avril 2013 sur un échantillon de 1059 femmes de plus de 15 ans.

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