Une ferme pédagogique au cœur du projet francilien DécouVertes de Sopic

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Michel Cousin, P.D-G  de Sopic, foncière spécialisée dans la requalification urbaine, fait le pari d’installer, d’ici à 2020, une ferme pédagogique sur plus de 2,5 hectares, au cœur d’un ensemble commercial baptisé DécouVertes dans le Val d’Oise. En complément des 60 000 m² de surfaces commerciales, les familles et leurs enfants pourront venir s’initier à la connaissance de la nature et aux techniques de l’agriculture.

Ouverte toute l’année au grand public, la ferme se présentera comme une véritable "bulle de nature" et proposera un ensemble d’activités accessibles à peu de frais ou gratuitement. Avec 6 grandes thématiques : la ferme des animaux ; le potager ; le moulin ; jeux nature et eaux ; le pressoir et le rucher. Le tout géré par le spécialiste Fermes de Gally associé à Sopic.
Ouverte toute l’année au grand public, la ferme se présentera comme une véritable "bulle de nature" et proposera un ensemble d’activités accessibles à peu de frais ou gratuitement. Avec 6 grandes thématiques : la ferme des animaux ; le potager ; le moulin ; jeux nature et eaux ; le pressoir et le rucher. Le tout géré par le spécialiste Fermes de Gally associé à Sopic. © Wilmotte & Associés Architectes

Des lapins, des poules, des canards et des abeilles. Un jardin potager, un moulin, un four et un pressoir… Tout cela au cœur d’un centre commercial ! C’est ce que les visiteurs et leurs enfants pourraient découvrir, un jour de 2020, face au Leclerc de Moisselles (Val-d’Oise) en Ile-de-France. Baptisé DécouVertes, ce projet est porté par le groupe Sopic. Avec cette idée inédite : l’intégration d’une ferme pédagogique ouverte toute l’année, comme maillon complémentaire de l’offre commerciale. Michel Cousin, P.D-G  de Sopic et initiateur du concept, s’est associé aux Fermes de Gally, spécialiste des fermes éducatives et l’agence d’architecture Wilmotte & Associés pour mener son projet à bien.

Nature vivante et natures mortes

"A l’heure où le commerce est en quête de nouveaux modèles, la pédagogie de la nature ouvre une voie nouvelle, défend Michel Cousin. Le développement du e-commerce nous oblige à nous réinventer, à repenser le parcours de nos visiteurs. Avec DécouVertes, nous leur proposons davantage qu’un lieu de commerce, nous leur offrons un lieu d’engagement et d’expérience". La ferme ne sera donc pas un simple décor, mais une véritable structure économique en ordre de marche durant les quatre saisons, où en plus de croiser des animaux et de voir des cultures, les visiteurs découvriront les vraies techniques agricoles. "Certains projets trouvent leurs racines au cœur d’un rêve, soutient le PDG de Sopic. C’est le cas de DécouVertes, une rêverie mêlant histoire familiale – je suis fils d’agriculteurs de la région lilloise - et engagement personnel. Il est en effet important de faire passer un message de respect aux jeunes générations : respect de la nature, des animaux, de leur environnement". Si pas mal de choses ont déjà été faites pour ajouter des attractions nouvelles aux commerces – aires de jeux, ‘‘retailtainment’’, ou exposition d’œuvres d’art, plus récemment – Michel Cousin revendique le côté "nature vivante" de son initiative, face à d’autres prestations qui par manque de renouvellement resteraient à l’état de ‘‘natures mortes’’.

Réhabiliter la zone du Val d’Ezanville

Tout est parti d’un projet de requalification de friche commerciale, à Ezanville-Moisselles. Sopic, groupe indépendant présent depuis 30 ans sur les secteurs de l’immobilier commercial d’entreprise, spécialisé dans la requalification urbaine, répond au souhait de la communauté de communes de l’Ouest de la Plaine de France (à 20 km au nord de Paris) d’étendre et réhabiliter la zone commerciale du Val d’Ezanville. "Située en bordure de la RD 301, elle accueille déjà une zone d’activités commerciales de 32 000 m², essentiellement dédiée à l’équipement de la maison. Construit dans les années 70 et organisé selon un urbanisme de «boîtes» en enfilade, le Val d’Ezanville souffre d’une absence de visibilité, de problèmes d’accessibilité et d’une activité commerciale qui périclite" détaille le communiqué du promoteur. Cette zone est tout de même portée par deux locomotives majeures, Castorama et But d’un côté du RD301, et le centre Leclerc (sans galerie) de l’autre sur la ville de Moisselles. La programmation de Sopic porte sur un ensemble à ciel ouvert, dénommé ‘‘DécouVertes Val d’Ezanville’’ de quelques 60 000 m² GLA. Doté d’une vingtaine de magasins au total dédié, il renforcera l’équipement maison (60% de l’offre), que compléteront des activités nouvelles en équipement de la personne et sport (30%), ainsi qu’en alimentaire spécialisé (bio, surgelés, etc.), avec des services, des loisirs et de la restauration. Le site neuf relogera les enseignes Castorama (18 000 m²) et But (5 à 6 000 m²).

Une ferme en six blocs thématisés

La ferme déployée à Ezanville s’étendra sur plus de 2,5 hectares, intégrant un bâtiment de 800 m². Elle sera composée de 6 blocs organisés autour d’un plan d’eau et d’espaces paysagers. Sur 4 000 m², la ferme des animaux accueillera chèvres, poneys, poules et canards et sera l’un des lieux privilégiés des ateliers pédagogiques. C’est au potager que les visiteurs découvriront le rythme des saisons, le cycle des plantes, s’initieront aux techniques de culture et d’environnement. Le moulin s’ouvrira à la fabrication du pain. Le pressoir tirera sa substance d’un verger conservatoire de fruits à pépins. Le rucher informera sur la vie des abeilles, avec un atelier d’extraction du miel. Un espace ‘‘Jeux nature et eaux’’ sur 4 000 m² complétera l’ensemble.

DécouVertes hébergera le 3e site Fermes de Gally

La gestion de cette structure sera orchestrée par des animateurs diplômés recrutés par les Fermes de Gally, "le gage de qualité et de pérennité" sur lequel a voulu capitaliser Michel Cousin. En 2015, Sopic a donc signé un accord exclusif avec Xavier et Dominique Laureau, fondateurs des Fermes de Gally. Et disposant de deux sites : la Ferme de Gally à Saint-Cyr l’Ecole (78) développée dans les années 1990. Rejointe dans les années 2000 par une seconde ferme créée à Sartrouville (78), dans un contexte urbain. Ces fermes accueillent un public plutôt scolaire ou issu de centres de loisirs en semaine ; tandis que les week-ends et périodes de vacances sont plus propices aux familles. Xavier Laureau, l’un des cofondateur des Fermes de Gally décrit ses fermes pédagogiques comme "endroit de partage familial, intergénérationnel qui accueille les grands-parents, les parents et les enfants toute l’année". Quand au projet DécouVertes, "il répond finalement aux besoins d’une société hyper connectée qui, par le contact avec des réalités simples, retrouve son équilibre.  Nous essayons d’offrir du réel, une expérience des cinq sens. Lorsqu’un enfant participe à un atelier, il repart chez lui avec le produit de sa découverte, que ce soit une extraction de miel, du pain ou du jus de pommes".

Les vergers suspendus  de Jean-Michel Wilmotte

Le second partenaire, en charge de la «forme» de la ferme n’est pas des moindres, puisque Jean-Michel Wilmotte est l’un des grands architectes français de renom. Il donnera à la structure contemporaine l’allure d’une ferme en U revisitée, avec ses hauts toits pentus en saillie sur des façades de bois basses. En plus "on trouvera des toitures végétalisées sur les bâtiments entourant la ferme, annonce l’architecte. Il ne s’agira pas de mettre 15 cm de terre sur des toits mais de réaliser de véritables surfaces de pleine terre, une sorte de jardin suspendu dans lequel on trouvera des arbres fruitiers qui seront cultivés par Gally". Sopic vise la certification Breeam Very Good et la mise en place de baux verts avec les enseignes. La performance énergétique sera notamment optimisée par le recours à la lumière naturelle, la gradation de l’éclairage, l’isolation, la ventilation mécanique contrôlée à récupération de chaleur, ou naturelle par tirage thermique…

La viabilité du concept

Sopic finance 1,5 million d’euros pour la seule ferme (dont la gestion est donc confiée à Fermes de Gally) sur les 100 millions d'euros d’investissement global que représente l’ensemble DécouVertes. Mais quel modèle économique va satisfaire cette innovation inédite en centre commercial ? Certes le concept est original. "S’il existe déjà 1 400 fermes indépendantes en France ouvertes aux écoles, le thème est jusqu’ici pauvrement traité, considère Michel Cousin. Sauf par des professionnels du rang des Fermes de Gally". La gestion de la structure fermière sera orchestrée par des animateurs diplômés et recrutés par les Fermes de Gally. Soit entre 4 à 15 personnes en place selon les saisons. Doté de Bafa (Brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur), ce personnel aura également les formations idoines pour que les parents puissent leur confier la garde de leurs enfants. Les réservations pour les visites et la participation aux ateliers pourront se faire depuis le site internet de la ferme. Quant au retour sur investissement, "nous pourrions avoir quatre espaces payants sur les six, au tarif de 3,60 € de l’heure environ", indique Michel Cousin. D’autre part, certains produits du potager pourraient être vendus dans un espace commercial, que pourraient encore fournir des producteurs locaux. Enfin "une véritable synergie pourra s’engager entre les magasins et la ferme pédagogique, promettent les promoteurs. D’un côté, le flux marchand contribuera à la fréquentation de la ferme et servira donc la gestion d’une telle structure. De l’autre, la ferme représentera un attrait singulier et un lieu de destination alternatif privilégié pour les visiteurs ". À partir d’un certain montant d’achats, les commerces pourraient distribuer des coupons d’entrée aux activités de la ferme à leurs clients les plus fidèles. Preuve que Michel Cousin croit à son concept, deux autres centres sous bannière DécouVertes sont déjà projetés : l’un en cours de développement au sud de Paris et un autre à l’étude en région.

Le concept DécouVertes en chiffres :

L’existant

  • 32 000 m² de surface commerces sur la zone de Val d’Ezanville-Moisselles
  • 1 million d’habitants de zone de chalandise

L’ensemble commercial nouveau

  • 60 000 m² GLA de surfaces
  • Une vingtaine de magasins en équipement maison (60% de l’offre), équipement de la personne et sport (30%), alimentaire spécialisé (bio, surgelés, etc.).
  • 100 M€ d’investissement global

La ferme pédagogique :

  • 2,5 hectares de terrains
  • 800 m² de bâtiment.
  • 6 blocs : la ferme des animaux ; le potager ; le moulin ; jeux nature et eaux ; le pressoir ; le rucher

Le calendrier

  • 2016 : Lancement des études et de la commercialisation
  • 2017 : dépôt des dossiers administratifs
  • Fin 2017/début 2018: lancement des travaux
  • Horizon 2020 : ouverture.

Les toits végétalisés de l'ensemble DécouVertes

 

Le style architectural de la ferme

 

Le plan d'ensemble de la ferme pédagogique

 

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1 commentaire

aliin

27/09/2016 02h02 - aliin

Enfin un peu de verdure de potager d'animaux auxquelles enfants et tous les autres grands découvriront la ruralité et la base de l'agriculture et du travail à la ferme. Bravo pour ce projet - des emplois devront être créer - Les particuliers peuvent-ils investir dans ce projet de proximité.

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