Une Fnac très musicale sur les Champs

· La nouvelle unité parisienne de l'enseigne de biens culturels privilégie le disque au détriment du livre, carrément absent · Pour mieux séduire la clientèle internationale

La nouvelle Fnac parisienne, située au 74 des Champs-Elysées et inaugurée le 2 décembre, met délibérément l'accent sur la musique. Avec une offre de 100 000 références dans ce domaine, elle pourra rivaliser avec son grand voisin, Virgin Megastore. Pour François-Henri Pinault, président de la filiale de PPR, ce n'est cependant pas le but premier : « Nous avons préféré ne pas traiter le livre plutôt que le traiter en petit, ce que nous aurions été obligés de faire, compte tenu de la surface moyenne du magasin. Par ailleurs, nous voulons toucher la clientèle très particulière des Champs, constituée d'un côté des touristes français et étrangers, et de l'autre, de jeunes provenant de la banlieue. Il est plus facile de vendre à un touriste américain un disque de variété international qu'un livre de littérature française. Quant aux jeunes, la musique est leur premier centre d'intérêt ».

En zone touristique

Fort de ces constats, les responsables de la Fnac ne pensent pas que leur nouvelle unité cannibalisera beaucoup le « navire amiral » de l'avenue des Ternes. D'autant que la Fnac Champs-Elysées sera ouverte sept jours sur sept jusqu'à minuit, la plus belle avenue du monde étant classée en zone touristique.

Pour capter le flux des promeneurs descendant les Champs, il a été choisi de placer deux escaliers mécaniques au ras du trottoir derrière les portes. Quant à l'implantation des rayons, elle est très simple : tous les produits sont disposés dans des alvéoles de part et d'autre d'une large allée centrale. Pour donner du volume au local au sous-sol, une voûte de staff clair a été dessinée. « Nous avons voulu privilégier le confort d'achat », résume le directeur Laurent Galéa.

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si quelques numéros plus bas, chez Virgin, on a réagi à l'arrivée de la Fnac en élargissant les allées de circulation, en faisant passer le nombre de caisses du rez-de-chaussée à 25, en supprimant l'ilôt central. « Notre seul problème, c'est l'inconfort lié à notre forte fréquentation. C'est ce que nous avons voulu améliorer », explique Jean-Noël Reinhardt, président de Virgin Stores.

Si à la Fnac on se refuse à annoncer un CA prévisionnel, chez Virgin on reconnaît s'attendre à souffrir un peu, au moins au début.
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Article extrait
du magazine N° 1564

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