Une pétition internationale pour inciter Essity (Lotus, Nana, Tena) à des achats plus responsables

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Suite au rapport accablant de Greenpeace quant à la mauvaise gestion des forêts boréales, l’ONG a initié une pétition pour encourager Essity, leader de l’hygiène et l’un des plus gros clients des entreprises mises en cause, à inciter ses fournisseurs à passer à une sylviculture vraiment responsable. 

Greenpeace Suède a réalisé une campagne médiatique fin septembre 2017 afin d’interpeller Essity (Lotus, Nana, Tena, Demak'Up,Okay) quant à la destruction des forêts du Grand Nord.
Greenpeace Suède a réalisé une campagne médiatique fin septembre 2017 afin d’interpeller Essity (Lotus, Nana, Tena, Demak'Up,Okay) quant à la destruction des forêts du Grand Nord. © Jan Stahl / Greenpeace

244 627 signatures recueillies à travers le monde en moins d’un mois. Le jour où Essity publiait ses résultats pour le troisième trimestre 2017, le groupe suédois d’hygiène a reçu à son siège à Stockholm une pétition initiée par Greenpeace lui demandant de s’assurer que ses fournisseurs de pâte à papier ne détruisent pas les forêts du Grand Nord. Le leader européen de l’hygiène est dans le viseur de l’ONG depuis un mois. Geenpeace a en effet publié fin septembre un rapport détaillé et argumenté voulant démontrer qu’en se fournissant notamment auprès de sa société sœur SCA, Essity participait à la destruction des forêts boréales, ce qui a un impact sur l’environnement mais aussi les populations autochtones, en particulier les Sames. La pétition a d’ailleurs été remise à essity par la branche suédoise de Greenpeace et par Sofia Jannok, chanteuse d’origine Same très connue en Suéde. « Défendre les populations autochtones, c’est défendre les forêts du Grand Nord. Protéger les forêts anciennes n’est pas seulement vital pour les Sames, mais ça l’est pour toute l’humanité. Nous dépendons tous de la forêt », a déclaré l’artiste.

Aux critiques de Greenpeace, Essity avait mis en avant ses efforts afin de promouvoir une sylviculture responsable. Sa société soeur SCA mise en cause par le rapport de Greenpeace a pourtant vu ses efforts en matière de gestion plus durable des forêts reconnus cette année par le Carbon Disclosure Project (CDP) qui lui a attribué la note la plus haute (A) en matière de lutte contre la déforestation. « Essity utilise des fibres de bois comprenant à la fois des fibres recyclées et des fibres vierges. Toutes les fibres vierges utilisées dans nos produits doivent être certifiées FSC ou PEFC » a déclaré le groupe dans un communiqué de presse. Et c’est probablement là que le bât blesse. Les failles du label PEFC sont de plus en plus pointées du doigt par les ONG (Greenpeace mais aussi WWF) et par les médias. Cette certification s’obtient en effet sur dossier en déclarant remplir les critères du label. L’obtention du label FSC impose lui des audits annuels. Le FSC est souvent considéré comme un gage supérieur de qualité. C’est pourquoi de nombreux groupes le privilégient. C’est le cas de Sofidel, autre grand acteur de l’hygiène (papier WC Le Trèfle, essuie-tout Sopalin) qui vient d’annoncer un partenariat avec le WWF pour promouvoir le label FSC. Tous les produits à marques propres du groupe vendues en France sont d’ailleurs fabriqués uniquement à partir de pâte à papier certifiée FSC. Essity, pour sa part, déclare favoriser « en priorité le système de certification FSC » et encourager « tous ses fournisseurs à obtenir cette certification ». Avec sa pétition, Greenpeace espère inciter le groupe vers encore plus d’achats responsables.

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