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Une plainte déposée contre Samsung par deux ONG

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Sherpa et Peuples solidaires ont déposé devant le parquet de Paris une plainte contre la filiale française de Samsung et sa maison-mère pour "pratiques commerciales trompeuses". Un rapport de 40 pages dénonce les conditions de travail dans ses usines.

Les conditions de fabrication des smartphones font débat.
Les conditions de fabrication des smartphones font débat. © photos : dr

Que se passe-t-il réellement dans les usines de Samsung en Chine et en Corée du sud qui fabriquent les smartphones que vous avez entre les mains? Nul ne sait. Deux ONG, Sherpa et Peuples solidaires, ont cependant écrit un rapport d'une quarantaine de pages, accablant pour les conditions de travail des ouvriers. Travailleurs de moins de 16 ans, semaines à rallonge (72 heures), utilisation de produits dangereux pour la santé, autant d'éléments décrits par les organisations sur place. Les deux ONG ont donc déposé une plainte le 11 janvier devant le parquet de Paris pour "pratiques commerciales trompeuses" à l'encontre de la maison-mère et de sa filiale française, Samsung Electronics France.

Samsung se défend

Trompeuses car, pour les deux organismes, il y a un "écart inacceptable entre les engagements éthiques de Samsung et la réalité constatée par les ONG de terrain". Sur son site en effet, Samsung s'engage à "respecter les lois et les règles locales et à appliquer un strict code de conduite". Dans un communiqué, la firme explique pratiquer une "tolérance zéro" vis-à-vis du travail des enfants. Et d'ajouter : "Samsung respecte scrupuleusement les normes et règlementations locales et internationales en matière de travail et exige la même conformité de ses fournisseurs".

Devoir de vigilance

En mars 2017, une nouvelle loi, française, érige un nouveau devoir, le "devoir de vigilance des grandes sociétés à l'égard de l'environnement et des droits humains". C'est en s'appuyant sur cette loi que les ONG espèrent enclencher une nouvelle jurisprudence. Il y a trois ans, Sherpa avait déjà déposé une plainte pour les mêmes raisons, classée sans suite. Mais à l'époque, il n'y avait ni cette loi, ni un rapport de 40 pages.

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