Une puce intelligente pour augmenter la DLC des produits frais

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Cryolog, une PME basée à Nantes, travaille depuis 10 ans pour mettre en place une puce qui suit le capital fraîcheur d'un aliment : Topcryo. Un système basé sur un nouveau barème de conservation qui permet de multiplier par deux la DLC d'un produit et de réduire ainsi le gaspillage de 35 %.

Cryolog lance une puce intelligente : Topcryo
Cryolog lance une puce intelligente : Topcryo

Il aura fallu 10 ans de R&D et 12 millions d'euros d'investissement pour permettre à la PME nantaise Cryolog de proposer une étiquette intelligente sur les emballages des produits alimentaires frais. En 2004, Monoprix avait déjà testé une pastille, émanant d'une firme américaine, sur ses produits frais mais cette dernière délivrait des informations différentes de la DLC donc le test n'avait pas été concluant. Dans le même temps, Cryolog, détenue aujourd'hui par le fonds d'investissement français Capagro, s'était lancé dans la mise en place d'un nouveau système : Topcryo.

Un échantillon de bactéries et de nutriments

Cette pastille thermosensible microbiologique interprète l’impact du temps et de la température sur la conservation des aliments par un changement de couleur du vert au rouge. Fondée sur une évaluation scientifique des risques, elle permet également de déceler les produits dont la chaîne du froid n’a pas été respectée. « L'étiquette, sous forme de gel, est composée d'un échantillon de bactéries et de nutriments sélectionnés pour avoir la même évolution de vie que le produit », explique Pierre Peteuil, directeur général de Cryolog. Pour élaborer cette nouvelle pastille, la PME a réévalué le barème utilisé pour calculer les DLC, basé sur une conservation des aliments à 8 degrés. Avec un taux d'équipement des ménages plus moderne et développé, une meilleure gestion de la chaîne du froid, Cryolog s'est appuyé sur un calcul de conservation à 4 degrés. Ainsi, avec une conservation plus froide, la durée de vie des produits peut être multipliée par deux et permettre également une réduction du gaspillage alimentaire.
« Aujourd'hui, les états européens travaillent beaucoup sur le gaspillage alimentaire. L'Union Européenne est ouverte à une réflexion autour de la remise à plat des critères de calcul de la DLC fixe pour en faire une dynamique. Déjà, on note des initiatives en Allemagne et en Suède », ajoute-t-il.

En GMS d'ici 3 à 5 ans

Aujourd'hui, Cryolog propose cette pastille pour les professionnels de la restauration. Elle a déposé un brevet et s'est appuyé sur des études scientifiques afin d'obtenir l'autorisation de mise sur le marché par l'Efsa en 2013.

La PME est également en discussion avec la grande distribution et va équiper une enseigne de cette pastille pour ses rayons traditionnels, dans quelques mois. « Nous espérons être dans les linéaires du frais libre-service d'ici 3 à 5 ans. Mais avant cela, il nous faut encore travailler sur le design de la pastille et l'évolution de la couleur au fil des jours pour être le plus informatif possible pour le consommateur », détaille Pierre Peteuil. Si l'utilisation de Topcryo se généralise, la pastille, qui coûte aujourd'hui 20 centimes d'euro l'unité, pourrait descendre à 2 ou 3 centimes via des économies d'échelle.

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