Une véritable pêche miraculeuse

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Si la saurisserie observe une croissance à deux chiffres, les marques présentes dans le rayon doivent poursuivre leurs efforts pour valoriser le marché.

Le plus gros segment

Le saumon fumé, à 479,6 M€, + 11,4 %

Source : SymphonyIRI, CAM au 4.7.2010 évolution vs 2009

Préparer en un clin d'oeil un repas sain, équilibré, fin et gourmand : c'est le créneau porteur sur lequel se positionne la saurisserie depuis quelques années. La stratégie fonctionne ! Cette année encore, le rayon enregistre une croissance à deux chiffres : 12,1% en valeur et 12,2% en volume.

1,44 Mrd€

Le chiffre d'affaires* + 12,1 % en valeur** + 12,2 % en volume**

1,94 %

La part dans le chiffre d'affaires des PGC*

54,2 %

Le poids des MDD en valeur*

Source : SymphonyIRI * CAM au 4.7.2010

** Évolution vs 2009

Toutes les catégories profitent de la bonne tenue du marché. Le saumon fumé en tête ! Il représente le plus gros segment, avec près de 480 millions d'euros de chiffre d'affaires, soit un tiers du marché, et enregistre des progressions de 11,4%. « Cela s'explique par la démocratisation du produit grâce à une meilleure accessibilité prix, mais aussi par la dessaisonalisation de la consommation via la diversification des usages », analyse Stéphane Billet, chef de groupe du marketing chez Labeyrie.

 

Le saumon roi

 

Les poissons fumés et préparés (hors saumon)

+ 19,6 %, à 320,7 M€

Le surimi

+ 8 %, à 240,4 M€

Source : SymphonyIRI, CAM au 4.7.2010 évolution vs 2009

Pour soutenir la tendance, les marques nationales jouent pleinement la carte de l'innovation, en misant sur la profondeur de gamme grâce la multiplication des origines et des modes de production. La multiplication des usages est également l'un des leviers de croissance pour augmenter la fréquence d'achat (4,9 actes d'achat/an). Labeyrie lance, pour les fêtes de fin d'année, une gamme créative avec un tranchage spécifique du poisson : rond pour créer des mille-feuilles, rectangulaire pour le chemisage des terrines ou roulés et émincés pour des bouchées ou des brochettes.

Mais le saumon fumé n'est pas la seule catégorie à tirer le marché vers le haut. Les autres poissons fumés et préparés enregistrent la plus forte progression du rayon, avec une évolution de 19,6%. La catégorie saurisserie, qui englobe tous les autres produits du rayon, se porte aussi très bien avec une croissance de 10% en valeur, à 400,8 M€.

 

L'inquiétant surimi

 

Seuls les surimis observent des performances moins spectaculaires, malgré une croissance très bonne de 8%. Le segment, qui avait noté en 2007, pour la première fois de son histoire, un recul de ses ventes, est toujours désavantagé par rapport aux autres produits, comme les poissons fumés, par la nature de sa composition, qui inquiète certains consommateurs. Les marques nationales présentes tentent de faire oublier cette notion en jouant la carte de l'innovation et de la diversification des saveurs.

Si le marché de la saurisserie se porte donc extrêmement bien, la vigilance s'impose sur deux paramètres essentiels. Le premier est la fragilité des marques nationales face aux MDD. En effet, elles s'arrogent en valeur 63,4% des parts de marché du saumon fumé, 62,7% dans les autres poissons fumés et préparés, 53% pour le surimi et 37,2% pour les autres produits de saurisserie. Le second paramètre est la faible valorisation du marché. Selon SymphonyIRI, l'évolution des prix en un an est atone à 0%.

LES TENDANCES

L'ensemble des produits traiteur de la mer progresse en volume et en valeur.

Les marques nationales diversifient les usages pour augmenter la fréquence d'achat.

Les MDD, qui s'arrogent déjà plus de la moitié du marché, poursuivent leur croissance.

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Article extrait
du magazine N° HSPGCSIAL

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