Unilever milite pour le passage aux déodorants compressés

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Pour inciter les acteurs du marché à adopter le format compressé, Unilever, leader mondial des déodorants en aérosol, détaille la technologie dans un guide et met en avant les fournisseurs qui l’ont inventée et optimisée avec son aide. Les concurrents ne semblent toutefois pas prêts à l'adopter.

Unilever veut que tous les acteurs du marché adoptent la technologie des déodorants compressés plus respectueux de l'environnement.
Unilever veut que tous les acteurs du marché adoptent la technologie des déodorants compressés plus respectueux de l'environnement.

Une empreinte carbone réduite de 25% par rapport à un déodorant "classique", c’est le bénéfice environnemental que présente le format compressé développé depuis deux ans par Unilever. Cette amélioration du bilan carbone est obtenue grâce à une réduction par deux du gaz propulseur dont découle une diminution de 25% de la taille des emballages. "Si les 3 milliards de déodorants aérosols vendus chaque année étaient au format compressé, on pourrait économiser 21 000 tonnes d'aluminium au total", souligne Unilever. Le leader mondial des déodorants en aérosol veut convaincre les différents acteurs du marché d’adopter cette technologie plus verte. Pour inciter les acteurs du marché à adopter le format compressé, Unilever détaille la technologie dans un guide et met en avant les fournisseurs qui l’ont inventée et optimisée avec l’aide du groupe.

Des distributeurs convaincus

Car pour l’instant, Unilever n’a réussi à convaincre que certains distributeurs. En France, Auchan, E.Leclerc et Leader Price ont lancé des déodorants au format compressé. Mais du côté des marques nationales, ce n’est pas gagné. Du côté de L’Oréal, on a plutôt tendance à mettre les billes en avant, soutenant que leur bilan carbone est meilleur que celui des compressés. "C’est oublier que 70% du marché des déodorants est constitué d’aérosols. Tant mieux si des améliorations sont aussi réalisées sur les billes mais puisque le gros du marché est constitué d’aérosols, c’est sur ce format qu’il est important d’agir", explique François-Xavier Apostolo, vice-président marketing personal care d’Unilever France.

Des concurrents qui sèment la confusion

En France, le succès des compressés n’est pas seulement dû à leurs atouts environnementaux. Les consommateurs plébiscitent la praticité des produits qui se glissent facilement dans un sac à main ou un sac de sport. Nivea et Lascad ont décidé de surfer sur cette tendance du nomadisme, le premier en lançant Nivea Pocket, le second en proposant à partir du second semestre 2015 des mini-formats des références stars de Narta et d’Uschuaïa. Mais tous ces produits étant des déodorants "classiques", dans un format 100 ml il y a deux fois moins de produits que dans un format classique.Contrairement à un compressé qui propose autant de produits qu’un format classique. Mais pour faire comprendre la différence au consommateur, ce n’est pas simple. Dans les rayons, ils voient des produits dans des contenants de même taille avec des prix variant du simple au double. "Nos études montrent que plus de 70% ne voient pas la différence entre un compressé et un mini, regrette François-Xavier Apostolo. Le risque de confusion est majeur et nous ne la laisserons pas s’installer."  Le vice-président marketing personal care d’Unilever France regrette cette riposte des concurrents. "Les formats voyage n’apportent pas de bénéfice environnemental, bien au contraire. Nous avons la conviction que les compressés, avec leur empreinte carbone réduite, sont le format du futur", conclut François-Xavier Apostolo.

 

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