Marchés

Unilever rejette une offre de fusion de Kraft Heinz

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Le groupe agroalimentaire américain Kraft Heinz a révélé ce vendredi 17 février avoir proposé une fusion à Unilever. Le géant néerlandais de l'agroalimentaire et des cosmétiques a rejeté la proposition.

Le géant Unilever dit non à l'offre de fusion de l'américain Kraft Heinz.
Le géant Unilever dit non à l'offre de fusion de l'américain Kraft Heinz.

Kraft Heinz a annoncé ce vendredi qu'elle avait fait une offre au géant néerlandais Unilever pour fusionner les deux entreprises et créer ainsi une "une entreprise majeure de biens de consommation avec une croissance de long terme et des revenus durables". L’Américain qui s’est fait éconduire ne s’avoue pas vaincu pour autant. "Même si Unilever a décliné l'offre, nous espérons pouvoir conclure un accord sur les termes d'une transaction", a-t-il fait savoir dans un communiqué diffusé par la Bourse de Londres où Unilever est coté sans s’engager formellement sur une nouvelle offre qui dépasserait la somme initiale proposée de 143 milliards de dollars (134 milliards d’euros). L'helvético-brésilien Jorge Paulo Lemann, à la tête du fonds 3G, et l'américain Warren Buffett, tous deux actionnaires de Kraft-Heinz seraient à la manoeuvre dans cette opération.

Unilever pas intéressé

La direction d'Unilever estime pour sa part que la proposition le "sous-évalue fondamentalement', précisant qu’elle ne voit dans cette union "aucun avantage qu'il soit financier ou stratégique, pour les actionnaires d'Unilever" et qu'il "n'existe aucune base pour de nouvelles discussions".
Issu de la fusion en 2015 des groupes Heinz et Kraft Foods, Kraft Heinz (café Maxwell, fromages Philadelphia…) affiche un chiffre d'affaires annuel de 26,5 milliards de dollars (24,9 mrds EUR).
Unilever qui commercialise notamment à travers le monde les soupes Knorr, l'huile d'olive Bertolli, les déodorants Rexona et les glaces Ben and Jerry's génère 52,7 milliards d'euros de vente et emploie 173.000 personnes. S’il a dégagé en 2016 un bénéfice net en hausse de 5,5%, le groupe s'attend à un début d'année 2017 "lent" en raison de "conditions de marché difficiles".

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