UrbanFarmers, ces Suisses qui veulent transformer les toits d'hypers en fermes urbaines

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L’entreprise suisse UrbanFarmers a créé sa première ferme pilote à Bâle, sur le toit d’un bâtiment industriel. Grâce au principe de l’aquaponie un élevage de poisson fonctionne en circuit fermé avec la culture de légumes. Et ces productions sont commercialisées dans un magasin Migros voisin ! Difficile de faire mieux dans le circuit court et la logique locavore ! UrbanFarmers compte bien développer son modèle en Europe et aux Etats-Unis. Avec des équipements de toitures d’hypermarchés programmés en Allemagne. Et un projet encore secret en France…

La ferme pilote d’UrbanFarmers a été installées sur la toiture d’un bâtiment industriel à Bâle (Suisse). Ses 250m² permettent de produire annuellement 5 tonnes de légumes et 850 kg de poissons environ. Dont une partie est commercialisée dans le magasin voisin Migros MParc Dreispitz. Un modèle qu’UrbanFarmers entend développer sur divers types de bâtiments urbains. Dont des hypermarchés.
La ferme pilote d’UrbanFarmers a été installées sur la toiture d’un bâtiment industriel à Bâle (Suisse). Ses 250m² permettent de produire annuellement 5 tonnes de légumes et 850 kg de poissons environ. Dont une partie est commercialisée dans le magasin voisin Migros MParc Dreispitz. Un modèle qu’UrbanFarmers entend développer sur divers types de bâtiments urbains. Dont des hypermarchés.© UrbanFarmers AG 2014

"Bonjour Monsieur le chef de rayon, pouvez-vous nous dire d’où viennent ces jolies tomates-ci ? Et ces poissons-là si frais ? ". "Mais du toit de notre hyper, Messieurs-Dames ! Du toit de notre hyper". Ce n’est pas une plaisanterie sur la tendance locavore, qui tend à réduire le plus possible la distance entre le lieu de production et de consommation des produits frais. Mais le très sérieux projet d’entreprise d’UrbanFarmers Switzerland basée à Zürich. Qui tenait un modeste, mais très repérable stand – orange vif, comme son logo - au dernier salon du Mapic. Le rendez-vous des professionnels de l’immobilier commercial organisé à Cannes, du 18 au 20 novembre 2015. Roman Gaus, le cofondateur d’UrbanFarmers en 2011 - avec le scientifique Andreas Graber – y expliquait le mystère de leurs étonnantes fermes urbaines : l’aquaponie.

L’aquaponie, symbiose d’élevage et de culture

L’aquaponie est l’association d’une culture de végétaux en symbiose avec un élevage de poissons. Les déjections des créatures aquatiques servant d'engrais pour les légumes cultivés. Soit la fusion de l’aquaculture et de "l’hydroponie", la culture des plantes par une eau enrichie en matières minérales. Le tout installé sur le toit de bâtiments disponibles pour rentabiliser cette cinquième façade inoccupée. La première ferme pilote est apparue en 2012 à Bâle (Suisse) avec 250 m² de culture installés sur la toiture d’un bâtiment industriel. Ils permettent de produire annuellement 5 tonnes de légumes et 850 kg de poissons. Cette production est mise en vente sur un stand dédié au magasin voisin de Migros MParc Dreispitz (photos ci-dessous).Une deuxième ferme urbaine est en construction aux Pays-Bas avec 1 600 m² sur le toit d’anciens locaux de Philips. Avec capacité à produire quelque 55 tonnes de légumes et 20 tonnes de poissons par an. Roman Gaus déclare avoir déjà 12 projets d’installation pour plus de 15 000 m² en Europe du Nord et aux Etats-Unis (avec une antenne d’UrbanFarmers à New-York). Des toits d’hypers devraient notamment être équipés en Allemagne, à Hambourg, Frankfort et Limerick. Et un projet encore secret serait en cours pour la France…

Comment rentabiliser les toits

"Rentabilisez vos propriétés immobilières en tirant profit des espaces disponibles sur le toit" dit en substance le slogan anglais d’UrbanFarmers. Et de lister les avantages à la clé. D’abord la production de poissons (tilapia) et légumes (tomates, poivrons, piments, salades, etc.) les plus frais possible. Et ceci à destination des locataires mêmes des bâtiments, pour peu qu’ils soient à vocation commerciale (supers, hypers, restaurants). Ou dans les points de ventes voisins, si les installations coiffent des entrepôts, usines désaffectées, ou autres types de constructions urbaines. L’entreprise suisse propose deux options d’installation. Soit la location directe du toit à UrbanFarmers sans frais d’investissement pour des revenus fixes. Soit une location avec financement des serres pour un retour sur capital (annoncé entre 5 à 7% par an). De même on peut moduler les installations entre seules serres maraîchères autonomes ou ensemble avec pisciculture. Le "leader in Aquaponics" s’engage à s’occuper de tout, des études de faisabilité aux autorisations, en passant par le financement de projet… Un modèle idéal d’installation peut même aller jusqu’à prévoir dans le bâtiment investi, les aires de stockage, les systèmes d’acheminement des productions du toit aux étages de ventes par ascenseurs, etc.


Le stand de Migros MParc Dreispitz dédié à la production du pilote de Bâle


Tilapia, salades et tomates… "made on the roof"


UrbanFarmers met en avant la fraîcheur et l’éthique bio de sa production


Le système est en circuit fermé entre l’élevage de poissons et la culture des végétaux.

Source iconographique: copyrights UrbanFarmers AG 2014

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