Marchés

Valorisation ou dévalorisation des marchés depuis le début 2012?

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La valorisation est la différence entre l’évolution des prix d’achat et l’inflation des prix. La valorisation prend donc en compte la modification du mix dans les achats. Elle traduit ainsi la propension des consommateurs à monter en gamme, à essayer les nouveaux produits (non intégrés dans la mesure de l’inflation) ou au contraire à descendre en gamme ou à développer leurs achats de produits moins chers.

Voici les conclusions de SymphonyIri:

"Depuis le début de l’année, les consommateurs n’ont fait que répercuter l’augmentation des prix dans le montant de leur panier. Ils l’ont fait en maintenant le même équilibre marques Nationales/MDD quel que soit le niveau d’inflation de la catégorie. Les arbitrages se sont faits au sein de l’univers des marques sur les catégories touchées par l’inflation pour en limiter les effets sur le montant total de leur panier et sans baisser leurs "volumes d’achat. Nous sommes donc toujours éloignés de la situation de 2008 où la crise s’était traduite par une baisse de la consommation globale et une explosion des MDD.
Les consommateurs corrigent aussi légèrement le tir par rapport à l’an dernier. En 2011, ils avaient maintenu, malgré une reprise progressive de l’inflation, un niveau élevé de valorisation sur les Marques Nationales dans la très grande majorité des marchés. Il n’y avait donc pas eu à proprement parler d’arbitrage, si ce n’est par la limitation de la croissance volume: la qualité plutôt que la quantité à l’époque. La gestion de la consommation dans un contexte de pouvoir d’achat au mieux stable et d’une inflation encore soutenue apparait ainsi plus maitrisée et plus responsable après les comportements irrationnels de 2008/2009 et l’euphorie de 2010/2011. Après ces mouvements erratiques, les consommateurs auraient-ils trouvé le « bon chemin » ou le « bon équilibre » qui pourrait favoriser à terme les marques fortes et néanmoins accessibles?"

Les mouvements de valorisation/dévalorisation s’expliquent souvent, au moins partiellement, par les variations des performances globales des MDD. Tel a été le cas en 2008 et 2009. Au cours de ces 2 années, l’absence de valorisation correspond en effet à un développement de la part de marché des MDD ; en 2008, par un effet de demande et en 2009 par un effet d’offre. En 2010 et 2011, la valorisation s’est accompagnée d’une stabilité de la part de marché des MDD, toujours en dépit d’une tendance à l’augmentation soutenue puis plus modérée de l’offre en magasin. Aujourd’hui, l’arrêt de la valorisation est indépendante des performances des MDD. En effet, au cours de ces 5 premiers mois de l’année 2012, les MDD et les MN font quasiment jeu égal en volume, tout comme au cours des 7 mois précédents.

 

 

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