Vente de lingerie en hypers : les détaillants en colère

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La Confédération nationale des détaillants en lingerie (CNDL) s’indigne de constater "la concurrence déloyale entre petits commerces fermés et les rayons de lingerie restés ouverts."

La guerre de la lingerie aura-t-elle lieu?
La guerre de la lingerie aura-t-elle lieu?© Girls In Paris

Vendre du textile en magasins ? Interdit. Vendre de la lingerie ? Aussi étonnant que cela puisse paraître : autorisé. En tout cas c’est ce que défendent certaines enseignes, à commencer par Carrefour ou Auchan, par exemple, qui maintiennent leurs rayons ouverts. Cela se défend certes : c’est quand même sacrément utile et, a contrario, bien embêtant si on tombe à court… Mais, surtout, cela a le don d’agacer les détaillants en lingerie qui, eux, sont bel et bien fermés.

"Concurrence déloyale"

Ainsi, la Confédération nationale des détaillants en lingerie (CNDL), par la voie d’un communiqué officiel, s’indigne-t-elle, « au plus haut niveau », de constater « la concurrence déloyale entre petits commerces fermés et les rayons de lingerie restés ouverts, voire rouverts, au sein de certaines grandes surfaces et ce malgré les annonces récentes du gouvernement et les modifications de textes de lois stipulés dans le décret 2020-1331 du 2 novembre 2020. »

"Equité"

Face à « ce constat flagrant de manque d’égalité concurrentielle », la CNDL lance un appel à l’Etat pour soutenir les commerces indépendants spécialisés en lingerie et demande un renforcement de l’application du décret 2020-1331 du 2 novembre 2020. « A défaut de pouvoir rouvrir avant début décembre 2020 comme annoncé hier soir par le Premier ministre, Jean Castex, il est vital de faire appliquer la notion d’équité à travers tout le territoire, de renforcer le dispositif de soutien pour le commerce de proximité en s’inspirant des pistes suggérées par différents syndicats et de mobiliser un fonds de soutien permettant de soutenir de manière solidaire et efficace nos centres-villes dans ce combat jugé déloyal, face aux grands de la distribution et du numérique. Si les uns sont empêchés de vendre, il ne faut pas que les autres puissent le faire sans vergogne », s’offusque le communiqué de la Confédération.

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