Vente-privee.com parie sur l'alimentaire

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Le site de ventes événementielles a décidé de se renforcer dans l'alimentaire en proposant une offre « Miam Miam » de produits issus de petits producteurs français.

En faisant se déplacer deux ministres dans ses locaux de la Plaine-Saint-Denis (93), celui du Redressement productif, Arnaud

  • 18 M de membres
  • 2,5 M de visiteurs chaque jour
  • 1 800 salariés
  • 1,3 Mrd € de chiffre d'affaires en 2012

Source : vente-privee.com

Montebourg, et celle du Commerce, Sylvia Pinel, pour annoncer le lancement de l'offre « Miam Miam » sur vente-privee.com, Jacques-Antoine Granjon, le PDG, réalise un joli coup de communication. C'est sa façon de procéder, mettre son site sous les projecteurs sans dépenser 1 €, en montant des « petites cabanes », comme il les appelle, qui vont générer des ventes additionnelles et du buzz autour de son site, dont la force reste le trafic de 3 millions de personnes.

 

Ventes tous les trois jours

 

L'offre « Miam Miam »

  • Un produit par jour sur le site (d'abord de l'épicerie)
  • Des prix 40 à 50% moins chers
  • Une livraison en flux tendu avec des équipes et un packaging dédiés

Après les voyages, les bons d'achat (Rosedeal), les offres promotionnelles en magasins (Pass VIP), voici la carte de l'alimentaire. « Dimanche, nous avons enregistré 100 000 commandes, alors que 3 millions de personnes sont venues sur le site, indique Jacques-Antoine Granjon. Nous cherchons à proposer de nouvelles offres à nos membres, toujours dans le respect de notre ADN : des prix bas pour des raisons industrielles. L'offre " Miam Miam ", ce sera la mise en vente tous les trois jours, puis, très vite, chaque matin, d'un produit du terroir d'un petit producteur français. Du producteur au consommateur. Nous essayons de mettre en place une nouvelle façon de vendre des produits alimentaires avec le modèle des ventes événementielles, ce qui nous permet de ne pas avoir de catalogue permanent. Ce procédé permettra également au consommateur d'avoir des informations sur le produit et son origine.» Vente-privee.com proposait déjà des ventes occasionnelles de vin, de champagne et des lots d'épicerie fine. « Il pourra y avoir le fromage d'un berger du Cantal, note le PDG. Nous aimons cette idée de mettre le média vente-privee.com au service des petits producteurs, et de leur permettre de promouvoir leurs produits auprès de nos 13 millions de membres français. » Les prix seront 40 à 50% inférieurs à ceux auxquels ils sont vendus habituellement, et le modèle sera vite décliné à l'international. Quant à la livraison, « elle sera en flux tendu », assure le patron du site. Son entrepôt, à Beaune (21), intégrera ainsi « à terme » un espace dédié aux métiers de bouche.

« Vente-privee.com va chercher des poches de croissance où il le peut. Il a le trafic, le marketing et l'outil de préparation de commande adapté. Il sait très bien présenter et animer une offre en faisant du teasing, commente Yannick Franc, consultant de Javelin. Il va profiter de ce savoir-faire pour starifier le produit d'un petit producteur et créer du trafic incrémental afin de vendre autre chose, comme des voyages. L'alimentaire " made in France " est un bon produit à jouer à l'international. Sur le marché intérieur, il peut jouer la carte du producteur au consommateur final avec des marges serrées. »

 

De la qualité pour tous

 

La place de marché A Little Epicerie propose déjà, depuis mars, de mettre en lien petits producteurs et consommateurs désireux d'acheter des produits du terroir. D'autres pourraient exploiter le filon dans les ventes événementielles. Chez les pure players, les acteurs s'observent. « Pour Rakuten, au Japon, l'épicerie sèche représente 4 milliards de dollars de chiffre d'affaires. Ça décolle », confiait Pierre Kosciusko-Morizet fondateur de Price Minister et directeur Europe de Rakuten (LSA n°2292). Alors qu'Amazon teste outre-Atlantique la livraison de produits frais à Seattle. Le bon modèle reste à trouver.

En hommage au ministre Arnaud Montebourg, le premier produit proposé à la vente sera un sirop de cassis de Bourgogne. « Bien manger ne doit pas devenir un luxe. Une bonne alimentation est primordiale pour le bien-être de chacun. Ce projet permettra de faire accéder au plus grand nombre des produits de qualité en provenance des terroirs français », lâche Jacques-Antoine Granjon qui, lui, savoure pleinement les retombées médiatiques.

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Article extrait
du magazine N° 2295

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