Marchés

Ventes, prix, ruptures: tous les chiffres sur la crise du beurre

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Des ventes qui explosent lors de la dernière semaine (du 16 au 22 octobre), un prix toujours plus orienté à la hausse et des ruptures de plus en plus nombreuses en magasins. A court terme, 30% de la demande des consommateurs n’a pas été satisfaite. Tous les chiffres de Nielsen. 

Les risques de pénurie relayés dans les media ont entraîné une forte accélération des ventes
Les risques de pénurie relayés dans les media ont entraîné une forte accélération des ventes© © FOOD-micro - stock.adobe.com

Avec 94% des foyers français qui en achètent dans l’année, de surcroît 17 fois en moyenne (7 KG achetés par foyer chaque année), le beurre fait partie des incontournables du quotidien. "Les récents échos de pénurie ont inévitablement eu un fort impact en magasin et chez les consommateurs. +37% : des ventes de beurre qui explosent à court terme Si les ventes de beurre (1,2 milliard d’euros sur une année) ont connu un recul des volumes en juin et juillet, elles sont reparties à la hausse depuis août. Les volumes et le prix moyen sont en progression, avec même un pic (provisoire) atteint à court terme", note le panéliste Nielsen dans un communiqué.

Les risques de pénurie relayés dans les media ont entraîné une forte accélération des ventes, qui s’explique notamment par la volonté de stockage des consommateurs.

Razzia sur le rayon : 30% de rupture en magasin

L’une des conséquences de cette razzia des consommateurs est la forte baisse de la disponibilité des références de beurre chez tous les distributeurs, et ce depuis le mois d’août. Le phénomène s’accélère à court terme : en moyenne, le taux de rupture atteint même 30% en semaine 42 (du 16 au 22 octobre). Dit autrement, 30% de la demande potentielle de beurre n’a pas été satisfaite! Avec un taux oscillant entre 27% et 46% selon les enseignes, notons également que tout le territoire est touché, les supermarchés étant plus impactés que les hypermarchés.

 

Les MDD (Marques De Distributeurs) sont pour l’instant les moins touchées par les problèmes de rupture liés à la pénurie. Les références de beurre bio connaissent les plus fortes ruptures. Différents effets collatéraux sont à mentionner. Si certains consommateurs stockent du beurre, d’autres reportent leurs achats vers d’autres produits. Ainsi, la margarine qui était en recul en 2017 voit ses ventes progresser de 12% en chiffre d’affaires et 15% en volume sur cette dernière semaine.

Renforcement des hausses de prix

Le phénomène n’est pas nouveau, mais s’accentue. La conjonction, entre autres, de la hausse de la demande mondiale et de la baisse de la production en France, ont engendré des tensions sur le cours du beurre… et les corps gras ont vu leurs prix augmenter en magasin. Alors que le contexte général des produits de grande consommation reste plutôt à une stabilité des prix (-0,2% entre octobre 2016 et octobre 2017), En octobre 2017, les corps gras sont à nouveau les produits du quotidien les plus inflationnistes en grandes surfaces : l’ensemble beurre / margarine / graisse / crème fraîche voit son prix moyen augmenter de +5,4% en 1 an (octobre 2017 vs. octobre 2016), et l’huile de +2,0%. la situation des corps gras est particulièrement atypique.

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