Verdict rendu dans le choix du logo nutritionnel

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Après des années de travail et des mois de tests sur les logos nutritionnels, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a décidé de retenir le système Nutri-Score. Un avis qui ne satisfait pas la FCD, l’Ania et un bon nombre d’industriels.

Le Nutri-Score, ou 5C,
est le nouveau système
d’étiquetage nutritionnel
qui devrait être apposé
sur les produits
alimentaires à partir
du mois d’avril, sur la base
du volontariat. Cette
vignette donne une note
globale, allant de A, en vert,
à E, en rouge foncé,
calculée avec la moyenne
des nutriments qui
composent le produit.
Le Nutri-Score, ou 5C, est le nouveau système d’étiquetage nutritionnel qui devrait être apposé sur les produits alimentaires à partir du mois d’avril, sur la base du volontariat. Cette vignette donne une note globale, allant de A, en vert, à E, en rouge foncé, calculée avec la moyenne des nutriments qui composent le produit.

Le feuilleton des logos nutritionnels est-il en train de se terminer ? Pas si sûr. Après dix semaines de tests en magasins de quatre logos (le RNJ, le Nutri-Repère, le Sens et le Nutri-Score), à l’automne 2016, et une étude expérimentale du 21 novembre au 12 décembre, des analyses ont été rendues par un comité scientifique indépendant. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé le 15 mars que le Nutri-Score, ou 5C, s’était imposé.

Ce logo donne une note globale allant de A, en vert, à E, en rouge foncé, calculée avec la moyenne des nutriments qui composent le produit.. « Au regard de l’ensemble de l’étude, le Nutri-Score apparaît comme le système le plus efficace », indique Marisol Touraine. En effet, selon les résultats, avec ce système, la qualité du panier moyen d’achat a augmenté. Ainsi, la ministre va s’appuyer sur le rapport scientifique pour finaliser le cahier des charges adressé à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) pour un avis. L’arrêté définissant le système d’étiquetage que les industriels pourront apposer sur leurs produits, sur la base du volontariat, sera pris début avril.

Soupe à la grimace

Si l’affaire semble close, il n’en est pourtant rien. Alors que l’UFC-Que Choisir se réjouit de cette annonce, du côté de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) et de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), c’est plutôt la soupe à la grimace. « Nous sommes surpris par ce choix prématuré, alors que la concertation est toujours en cours. La ministre et ses équipes ont programmé plusieurs réunions dans les prochains jours pour présenter les résultats complets du test et définir conjointement le cahier des charges qui sera adressé à l’Anses pour avis », déclare Jacques Creyssel, délégué général de la FCD, qui avait soutenu le Sens (un logo coloré qui indique la fréquence souhaitable par portion).

Le système des industriels

De son côté, l’Ania attend aussi les réunions de concertation. « Nous sommes encore dans la réflexion. Il est nécessaire de prendre en compte la notion de fréquence et de portion pour un système clair, précis et fiable. L’objectif : trouver un consensus pour que le plus d’industriels utilisent une information nutritionnelle », indique-t-elle. Et les industriels n’ont pas l’air très satisfaits non plus de la déclaration de la ministre. Quelques jours avant, cinq multinationales (PepsiCo, Coca-Cola, Unilever, Mars et Nestlé) avaient annoncé travailler sur leur propre système. Avec l’idée de proposer, pour chaque nutriment (sucre, sel, graisse...), un indicateur par portion de produit. Par ailleurs, lors de la présentation de ses résultats annuels, Savencia Fromage & Dairy a annoncé refuser d’apposer quelque logo nutritionnel sur ses produits, jugeant ces systèmes trop réducteurs. La cacophonie règne donc toujours…

« Nous sommes surpris par ce choix prématuré, alors que la concertation est toujours en cours. Il est indispensable de trouver un consensus lors des réunions prévues pour présenter les résultats complets du test et définir le cahier des charges qui sera adressé à l’Anses. »

Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD)

Camille Harel

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Article extrait
du magazine N° 2452

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