Véronique Laury, une femme de terrain à la barre de Castorama

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Dossier Riche d’une longue expérience du secteur, la nouvelle directrice générale de l’enseigne de bricolage a réussi à amorcer le retour à la croissance, et ce dans un contexte compliqué.

À la tête de Castorama France depuis mars dernier, Veronique Laury n’aura pas mis longtemps à décrocher un Trophée. Cette récompense a d’ailleurs surpris la dirigeante, « ravie » de retrouver l’enseigne après plusieurs années passées dans le groupe en Grande-Bretagne, siège entre autres de B&Q et du groupe Kingfisher, maison mère de Castorama. Ce trophée tiendrait-il au fait qu’elle est une femme, chose assez rare dans les cercles de dirigeants, qui plus est dans le bricolage? Faire une telle supposition serait forcément réducteur. Pour elle, «ce trophée est surtout une récompense globale pour Castorama. Il vient récompenser le dynamisme de la marque, et de l’enseigne et aussi peut-être une forme d’optimisme dans le potentiel de notre marché».

J’ai fait une importante tournée des magasins, avec 85 unités visitées en six mois. De quoi me “ réancrer ” sur le terrain.

 

À l’écoute des clients

Être installé dans ce fauteuil n’est, en effet, pas de tout repos. Les bricoleurs français ont plutôt tendance à remiser leurs outils qu’à en chercher d’autres, ce qui incite Véronique Laury à remettre le bricolage et la décoration au centre des préoccupations de l’enseigne. Quand elle se rend en magasin, ce n’est pas pour parler de démarque inconnue avec les équipes, mais plutôt de ce qui intéresse le client et ses attentes. Et des visites en points de vente, elle en a enchaîné avec plus de 85 en six mois.

Un marathon qui n’avait pas pour but de mieux découvrir –ou redécouvrir– un métier qu’elle connaît sur le bout des doigts, mais plutôt de s’ancrer à nouveau sur le terrain.

 

Son premier défi relevé

Car côté références, la dirigeante de 47 ans n’a rien à envier à personne. Passée par Sciences po, celle qui a démarré sa carrière chez Leroy Merlin y passera une quinzaine d’années à divers postes, avant de rejoindre le concurrent Castorama en 2003. Autant dire que le bricolage et le côté «Castoche» de la chose, elle connaît, même si l’environnement s’avère compliqué. « En 2013, nous avons bien résisté. Ce n’est pas une grande année, mais nous avons toujours l’espoir de finir de manière très légèrement positive en termes de chiffre d’affaires (exercice clos à fin janvier 2014). »

La priorité que la dirigeante s’était fixée – réaliser de la croissance du chiffre d’affaires– « est en cours depuis le mois d’août », ce qui n’était pas gagné. Et Véronique Laury n’a pas été épargnée pour sa première année, cernée par une mauvaise conjoncture et par la bombe désamorcée du travail dominical. Les éléments seront-ils moins déchaînés l’an prochain?

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