Marchés

Viandes: Jean-Paul Bigard s’alarme d’un "modèle économique à bout de souffle"

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A l’occasion de l’assemblée générale du SNIV-SNCP, qui rassemble les industriels de la viande, Jean-Paul Bigard, son président, a dressé les "raisons d’y croire"… mais s’inquiète surtout de l’avenir de la filière

Jean-Paul Bigard

Certes, Jean-Paul Bigard a dressé les raisons d’y croire. Mais au vu du discours du président du SNIV-SNCP, syndicat qui regroupe les entreprises françaises du secteur des viandes, l’avenir semble peu radieux pour les produits carnés.

Des atouts insuffisants

La filière bénéficie de nombreux atouts qu’est attaché à rappeler Jean-Paul Bigard. Un cheptel bovin le plus important d’Europe, un secteur qui pèse 15 milliards d’euros, une recherche « au top » concernant l’élevage porcin. Mais le constat ne pèse plus bien lourd lorsqu’il s’agit d’égrener les problèmes structurels, et conjoncturels, de la filière.

Le "ciseau des prix"

Jean-Paul Bigard s'alarme en effet "d'un modèle éconoique à bout de souffle". Il se justifie: « Notre rentabilité est mise à mal par le ciseau des prix »  entre la hausse du cout des matières premières et le tarif répercuté auprès des GMS. Il dénonce ainsi « la guerre des prix bas dans la grande distribution ». Carrefour, invité à l’AG, aura  eu beau jeu de défendre sa politique des prix bas : « Certains de nos clients ont un budget très serré auquel nous devons répondre. Mais dans nos catalogues, nous préférons mettre en avant notre boucher que nos produits d’appel » a assuré Bruno Lebon, directeur du frais chez Carrefour.

Des pistes peu concrètes

En regardant vers l’avenir, Jean-Paul Bigard a lancé, sans plus de précisions, le projet d’une marque « France ». Pour lui, la relance de la consommation en France passera par une cible plus jeune, et par l’investissement dans le professionnalisme.

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