Victime de son succès, la conversion de l’agriculture au bio est en danger

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Subventionner la conversion au bio, plébiscité par les consommateurs, a laissé une ardoise que le ministère de l’Agriculture se contentera de combler, sans prévoir de crédits supplémentaires pour les trois prochaines années.

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agriculture© © gilles lougassi - Fotolia

La conversion de l’agriculture française au bio vient de subir un coup d'arrêt majeur. C’est en tout cas ce qu’estime la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (Fnab) qui, dans un communiqué le 28 juillet, a vertement critiqué la mesure édictée la veille par le gouvernement.

A l’occasion des Etats généraux de l’alimentation, le ministre de l’Agriculture Stéphane Tavert a en effet annoncé un changement de répartition des aides de la politique agricole commune : « un transfert à hauteur de 4,2% des montants des crédits du pilier I de la PAC vers le pilier II, pour satisfaire les besoins identifiés sur le pilier II d’ici 2020 », selon un communiqué du ministère. Concrètement, le pilier I (7,5 milliards d’euros par an) regroupe les aides directes à la production principalement des céréaliers, quand le pilier II (1,4 milliard d’euros par an) finance le développement rural, les zones difficiles, l’installation des jeunes agriculteurs et… la conversion au bio.

Sauf que l’essor du bio, plébiscité par les consommateurs qui ont fait progresser le marché de 20% en 2016, a encouragé nombre d’exploitants agricoles à sauter le pas, conduisant à accroître de 16% sur la même période la surface agricole française engagée dans l'agriculture biologique. Du fait de l'extension du périmètre des bénéficiaires des aides pour la conversion au bio ainsi que pour les zones défavorisées, le pilier II souffre d’une ardoise de 853 millions d’euros sur les trois prochaines années, explique le ministère. Le transfert de crédits de 4,2% servira donc surtout à la combler, ce qui ne laissera rien pour financer les aides à la conversion à l’agriculture biologique, regrette la Fnab. La Fédération, qui aurait souhaité que le gouvernement se rapproche des 15% de transfert autorisés par Bruxelles, demandait qu’on consacre au minimum 3% au bio.

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