Vilmorin grand public devrait être cédé avant juin 2008

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stratégie - Le groupe français spécialiste des graines potagères et florales a décidé de se concentrer sur ses activités professionnelles. Sur le dernier exercice, sa branche grand public a généré un chiffre d'affaires de 142 millions d'euros.

Vilmorin s'apprête à basculer dans les semences pour les professionnels et la grande culture. « Nous n'aurions jamais envisagé de nous défaire de notre activité grand public si Monsanto n'avait pas racheté Seminis en 2005 [devenant ainsi le premier fournisseur mondial de semences pour les professionnels, NDLR] [...]. Cette opération a bouleversé l'environnement concurrentiel et nous a obligés à faire cet arbitrage pour rester dans la course. »

Des résultats honorables

À entendre Arnaud Le Voyer, directeur général d'Oxadis, filiale française de Vilmorin, le producteur de graines potagères et florales se serait bien passé de la mise en vente de cette branche. « Nous avons un très beau portefeuille de marques (Vilmorin, Clauze, Tézier, Vita, Tyrol et Aimé), une présence dans tous les circuits de distribution et la première force de vente européenne, avec plus de 200 commerciaux », poursuit-il.

Bien que nettement moins rentable que l'activité potagère professionnelle (35 millions d'euros de résultat net, soit un rendement de 9,6 %), la branche grand public de Vilmorin dégage un résultat net de 8 millions d'euros (5,6 %). Une performance très honorable dans les produits de jardin, même si, depuis ces dernières années, le marché grand public des graines potagères et des semences a tendance à fléchir.

Vilmorin est le seul groupe généraliste du secteur en France. C'est aussi le plus gros, avec un chiffre d'affaires avoisinant les 100 millions d'euros (sur un total de 142 millions en Europe). « Il est impossible de se passer d'un fournisseur aussi important », confirme le directeur du marketing d'une enseigne de jardineries, qui reconnaît être dans l'expectative depuis cette annonce.

Des repreneurs solides

Le groupe s'est donné pour objectif de réaliser cette cession courant 2008, « peut-être même avant l'été ». Les dossiers de plusieurs candidats seraient déjà à l'étude. Reste à savoir qui l'emportera. L'activité grand public de Vilmorin est susceptible d'intéresser des fonds d'investissement, des coopératives agricoles. Voire de très gros réseaux de pépiniéristes qui vendent déjà des végétaux à leurs clients et qui voudraient compléter leur offre.

Dans tous les cas, le futur propriétaire devra avoir les reins solides. Dans un groupe de dimension mondiale comme Vilmorin, présent à la fois dans les grandes cultures et les semences potagères professionnelles, les marques Vilmorin, Clauze et Tézier bénéficient d'un traitement privilégié, notamment en recherche et développement, secteur pour lequel le groupe consacre de belles sommes chaque année.

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Article extrait
du magazine N° 2018

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