Vincent Ringenbach, Cora La « marque de client » est sa priorité

Vincent Ringenbach inaugure le poste de directeur du marketing chez Cora. Une fonction stratégique dans une enseigne où la décentralisation est la norme.

De toutes les enseignes d'hypermarchés, il n'y avait plus que Cora à ne pas s'être dotée d'une direction du marketing. Le 1er mars, quand Jacques Bouriez, directeur général, lui propose le poste, Vincent Ringenbach en est le premier surpris. Mais il n'y a pas de hasard. « Fidèle de l'Institut français du merchandising, lance-t-il, je suis depuis toujours passionné par les techniques de ventes »

Outre son DUT de finances et comptabilité, il admet donc avoir quelques cordes à son arc. Elles lui seront nécessaires pour manager un service qui, à terme, totalisera 90 personnes. Son chantier prioritaire sera la marque de client (MDC), la nouvelle terminologie utilisée par l'enseigne pour sa marque de distributeur. Avec comme sommet un premier semestre 2000 qui verra la nouvelle version des produits Cora.

Vincent Ringenbach devra aussi développer le marketing des produits alimentaires et non alimentaires : constitution des assortiments avec les files, études de marchés, merchandising, etc. Cela en coordination avec Stéphane Chavet, qui assure le relais avec la centrale Opéra. Dans un deuxième temps, son service intégrera aussi la communication et le marketing direct.

Quant à la réflexion sur l'évolution du positionnement de Cora, elle est bien entamée. « Mais le marketing d'enseigne doit être au service du marketing de site. C'est fondamental dans une entreprise décentralisée comme la nôtre, estime Vincent Ringenbach. Il s'agit de donner aux directeurs les moyens de s'exprimer pleinement. »

Son expérience des hypermarchés - il est dans l'entreprise depuis vingt-trois ans - devrait l'y aider. Il obtient son premier poste de directeur - « Ma première chance », dit-il - en 1985, à Vesoul, après avoir fait ses classes à Wittenheim et à Dornach. « Ma deuxième chance est d'avoir ouvert, à l'époque, le nouveau modèle d'hypermarché Cora, très écologique : Belfort Andelnans.

L'heure de sa troisième chance a sonné. Sans doute parce qu'il touche souvent du bois. Celui de sa forêt du Massif central : « Je suis bûcheron à mes heures, glisse-t-il timidement, j'aime la forêt, j'aime le bois »

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Article extrait
du magazine N° 1638

Couverture magasine

Tous les jeudis, l'information de référence de la grande consommation Contactez la rédaction Abonnez-vous