Boissons

Comment se porte le marché des boissons ? Quelles sont les nouveautés ? Eaux, sodas, jus, bières, liqueurs, alcools, vins et spiritueux... Retrouvez les dernières tendances du rayon Boissons.

Vinexpo 2011, une édition sous le signe de la modernité

|

À Bordeaux, le salon mondial du vin et des spiritueux a refermé ses portes. LSA l'a arpenté pour repérer les nouveautés. Beaucoup ciblaient les jeunes consommateurs, intimidés par la diversité de l'offre.

48 000 visiteurs ont arpenté le salon pour cette édition, plus effervescente qu'en 2009.
48 000 visiteurs ont arpenté le salon pour cette édition, plus effervescente qu'en 2009. © FRÉDÉRIC DEMESURE / YANN KERVENO

Une jeune Coréenne s'avance timidement vers ce stand du hall 3. Ce qui l'intrigue ? Un drôle de médaillon en forme de boîtier de fard à paupières, accroché au goulot des bouteilles. Cette commerciale apprend qu'il s'agit d'un Aroma-Box, un produit breveté d'aide à l'achat pour tous les consommateurs perdus dans le gigantesque dédale des vins d'appellation, de pays ou de cépages. « Notre Aroma-Box contient l'arôme le plus significatif du vin de la bouteille, explique Julien-Maxime Maranon, directeur export de Princes de Bordeaux. Le choix ne se base plus seulement sur l'étiquette mais sur une sensation essentielle dans le vin, l'odorat. » La poire, la framboise ou la vanille comme aide au choix d'un vin : il fallait y penser. Quoi de mieux que Vinexpo et ses 48 000 visiteurs professionnels pour présenter cette nouveauté ? Comme toutes les années impaires, en juin, Bordeaux accueillait ce salon mondial du vin mais aussi des spiritueux. Un salon plus effervescent qu'en 2009, année de crise, mais moins « bling-bling » qu'en 2007. Place à des offres plus pragmatiques. Ainsi, certaines coopératives, comme Tutiac ou les Vignerons Catalans, ont fait le ménage dans leurs multiples références pour redessiner une offre pyramidale. Au sommet, des nectars comme Lieu-Dit de Tutiac ou les Villages des Terroirs Catalans, conçus pour démontrer leur savoir-faire de vinificateur.

 

Sortir des marques et des codes habituels

Une manière de redorer le blason des coopératives. André Lurton, lui, n'a pas à craindre pour la renommée de ses vins. Ses châteaux comme La Louvière sont connus des amateurs du monde entier. Voici deux ans, quand il a décidé de distribuer des vins dans les grandes surfaces, il n'allait pas lancer un énième bordeaux. Inutile de lutter contre Baron de Lestac, Malesan (groupe Castel) ni même Mouton-Cadet (Baron Philippe-de-Rothschild). Il a donc décidé de sortir des codes bordelais en osant une étiquette résolument moderne (voir photo) pour son château Tour de Bonnet et, chose rare dans la région, en indiquant les cépages comme merlot et cabernet sauvignon pour son bordeaux rouge. En effet, les cépages sont bien connus des jeunes amateurs de vins, la cible de château Tour de Bonnet.

 

Vin bio ou à faible degré d'alcool ?

Bien sûr, comme en 2009, le bio était aussi très représenté. Castel, via sa filiale Société des vins de France (SVF), lance même une marque de vins siglés AB, Le Cellier de la Ruche, soit trois vins de pays d'Oc et un Bordeaux à des prix de vente défiant toute concurrence (3,50€, le col). « Nous souhaitons démocratiser le bio », explique François Chandelier, directeur commercial de SVF. L'autre grande tendance, nouvelle celle-ci, était les vins à faible degré d'alcool. Cape legends, société d'Afrique du Sud, Mo-Rhe-Na, allemande, ou Familia Martinez Bujanda, espagnole, en proposaient. Les Français aussi, comme Val d'Orbieu, qui lance Zer % et Libellule, deux boissons légères ou les Domaines Auriol, avec sa gamme So'Light. Las, les vins d'appellation n'ont pas le droit de s'alléger en alcool, car ils doivent titrer au minimum 12 °, selon la législation en vigueur.

À mi-chemin entre le vin et les spiritueux, les cocktails à base de vin ont fait un tabac. Michel Benhaim, PDG de la Compagnie viticole de Provence, a même dû aller racheter ses propres Rosé Limon dans les Marché Franprix et autres Leader Price de la région. La recette ? 50% de vin rosé de pays de Provence et 50% de limonade. Le tout dans une bouteille de 33 cl capsulée comme une bière. « Nous avons mis cinq ans pour obtenir ce procédé », assure Michel Benhaim. À ce jour, c'est le seul vin mélangé pétillant. Les autres, Very'Pamp de Castel ou Fruits and Wine by Moncigale (Marie Brizard) ont chacun des recettes originales qui plaisent également. En moins de trois mois, Castel a vendu 629 000 cols de son Very'Pamp. Ce qui en fait déjà un succès commercial.

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

X

Eaux, sodas, jus, bières, vins, liqueurs et spiritueux : chaque semaine recevez les dernières infos et nouveautés du rayon Boissons.

Ne plus voir ce message