Vinexpo 2015 : le Cheverny qui a séjourné un an dans la mer

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Dossier Cheverny ? Basée près de Blois (Loir-et-Cher), cette appellation est bien loin de la mer. Pourtant, il existe un Cheverny qui, avant d’être commercialisé, passe un an à 15 mètres de profondeur quelque part dans la baie de Morlaix (Finistère). Explications.

Ce Cheverny du Domaine du Salvard a vieilli un an dans la Manche. Les Japonais en raffolent.
Ce Cheverny du Domaine du Salvard a vieilli un an dans la Manche. Les Japonais en raffolent.© S Leboulenger

L'un des Cheverny du Domaine du Salvard est commercialisé après un passage d'un an dans la mer de la Manche. «J’ai un client restaurateur à Morlaix qui m’a fait rencontrer un plongeur fou de vin, se rappelle Thierry Delaille, propriétaire du Domaine du Salvard sur l’appellation Cheverny. Ce plongeur, Ludovic Le Gall, a fait des essais avec plusieurs vins dont le nôtre ». Cette rencontre a eu lieu voici dix ans. Depuis, Ludovic Le Gall a rodé son système et créé la marque Vin d'O qu'il appose sur ce Cheverny mais aussi des Bordeaux supérieurs, un Médoc, un Saint-Nicolas de Bourgeuil, un Beaumes-de-Venise mais aussi un champagne.

Comment ça se passe ?

Ce sont les bouteilles de vins bouchées qui sont immergées dans la mer. Au préalable, le haut de la bouteille a été « ciré » afin que l’eau de mer ne détériore pas le bouchon et ne s’introduise pas dans le contenant. Les bouteilles sont ensuite rangées dans des cagettes en bois fermées de tous côtés. Celles-ci sont ensuite emmenées au large, à 200-300 mètres des côtes bretonnes, aux environs de Morlaix. Elles reposent un an (pour le Cheverny) au fond de la mer, à 15 mètres de profondeur et Ludovic Le Gall plonge régulièrement pour vérifier que le roulis n’a pas eu d’effet néfaste sur cette drôle de cargaison. Comme dans une bonne cave, la température est constante, à environ 12°.

10 000 bouteilles en permanence sous l'eau

Ludovic Le Gall a obtenu les autorisations nécessaires pour immerger jusqu’à 10 000 bouteilles dans cet endroit de la Manche (1200 cols par an pour le Cheverny). A l’arrivée, « les vins sont vieillis sans perdre leur jeunesse, a constaté Thierry Delaille. Notre vin est un peu iodé, légèrement perlant. Il a gardé son acidité naturelle tout en devenant un peu plus charpenté. Ce vieillissement en mer est très intéressant ». D’ailleurs, ce vin vendu 45 euros plait beaucoup aux Suisses, aux Japonais. Sur Vinexpo, de nombreux Asiatiques ont sorti leur appareil photo pour immortaliser cette bouteille recouverte de petits mollusques. Le gage que ce vin est bien resté un long moment sous les flots.

 

 

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