Vinted, le roi de la seconde main au volume d’affaires d’1,3 milliard d’euros

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Vinted, le spécialiste de la seconde main, accélère le rythme en France. Désormais, plus de la moitié de son activité se fait dans le pays, et le PDG de Vinted, Thomas Plantenga, était ce matin à Paris pour présenter sa marque. 

Vinted réalise environ 700 millions d'euros de volume d'affaires en France.
Vinted réalise environ 700 millions d'euros de volume d'affaires en France.

Vinted aime la France, qui le lui rend bien. La marque lituanienne, créée en 2008, est aujourd’hui présente dans onze pays, mais c’est dans l’Hexagone qu’elle réalise l’essentiel de son volume d’affaires. Sur les 23 millions de membres revendiqués, 10 millions sont en France. Mais ceux-là achètent et vendent à un rythme bien plus soutenu qu’ailleurs.

700 millions à 800 millions d'euros en France

Si Thomas Plantenga, le PDG de Vinted, se refuse à communiquer le chiffre exact, il admet que « plus de la moitié de son activité s’effectue aujourd’hui en France ». Or, Vinted c’est, en 2019, 1,3 milliard d’euros de volume d’affaires. La France doit donc se situer entre 700 millions et 800 millions d’euros. Une fourchette corroborée par une récente étude menée par l’Institut français de la mode (IFM), citée par FashionNetwork : selon l’IFM, le marché de la seconde main, pour ce qui est des vêtements et des accessoires de mode, pesait l’année dernière un milliard d’euros, et Vinted s’octroyait 56% de ce total.

Atteindre les 700 millions que nous avançons pour 2019 nécessitait une croissance, sur l’année, de 25%. Rien d’inatteignable si l’on a en tête les efforts déployés par l’entreprise pour se faire connaître. Pas encore présente dans le top 15 des sites les plus fréquentés à la fin 2018, selon la Fevad, Vinted y a fait son entrée, à la 12e place, au premier trimestre 2019 et, depuis ce printemps, occupe désormais le top 10. « Notre objectif est de faire de la seconde main le choix numéro un des consommateurs. Et le marché français, avec sa forte appétence pour la mode et sa sensibilisation marquée pour les enjeux de développement durable et de réduction des déchets, est tout indiqué pour cela », explique Thomas Plantenga.

Pas encore rentable en revanche

Reste évidemment une grande question… Celle de la rentabilité. Cette dernière n’est pas atteinte. A cela, rien d’illogique. Vinted est dans une phase d’expansion, gourmande en Capex. Pour autant, l’équilibre devra bien être visé, un jour, sous peine de n’être qu’un feu de paille. En attendant, pour « nourrir la bête », Vinted a besoin de sans cesse plus de volumes. Son catalogue est déjà riche, en plus de ses 23 millions de membres, de plus de 120 millions de références. Autant dire que le choix est là, pléthorique. Le service, lui, doit suivre. L’informatique, la logistique, le back office, la relation aux clients… A ce titre, les indicateurs de la fidélité sont scrutés avec attention chez Vinted : 90% des utilisateurs reviennent, assure le PDG, et 36% des vendeurs sur Vinted sont aussi acheteurs à l’occasion. Une bonne nouvelle pour l’entreprise qui ne se rémunère qu’à hauteur de 5% sur les transactions effectuées. Ce qui signifie, dit autrement, que Vinted, en France, ne dispose finalement que de 35 millions d’euros de recettes environ. LSA reviendra très prochainement, et plus complètement, sur ces questions dans son édition papier.

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