Virgin en redressement judiciaire, les salariés "épuisés et dégoutés"

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A la veille de l’examen des offres de reprises de Virgin, en redressement judiciaire, par le tribunal de commerce, les salariés se sont dits "épuisés et dégoutés".

Virgin megastore

"Merci la solidarité. Bravo pour la braderie. On a été insultés, vilipendés, on n'a pas dormi", scandaient les salariés à leur direction, leur bloquant l’accès au CE qui devrait trancher sur l’avenir de Virgin. De sources syndicales, l’administrateur judiciaire pourrait reporter l’examen des offres à plus tard.

Les salariés qui font face à la fermeture de leur entreprise manifestent en plus contre une "opération soldes" qui a eu lieu le 14 mai dernier et qui a tourné à l’émeute dans certaines boutiques. "On ne s'est pas du tout sentis soutenus par la direction", a déclaré Chloé, salariée à Barbès. Plusieurs salariés évoquent des "insultes à foison" dela part de clients.

"Les gens sont carrément dégoutés", a expliqué Loïc Delacourt (CFE-CGC). "La semaine dernière, les salariés étaient en colère à cause des soldes. Puis ils ont reçu un coup de massue après le retrait de Rougier et Plé", qui proposait de reprendre 11 magasins sur 26. "C'est déprimant. Notre seul espoir est de partir à peu près décemment", a déclaré Lamia, une salariée depuis 5 ans.

D’après les syndicats, Cultura proposerait une offre portant sur deux magasins et Vivarte sur 10. Lagardère, actionnaire majoritaire proposerait de reclasser 80 salariés. De son côté, la direction annonce un budget de plan social de 5 millions d’euros. Le groupe aurait recueilli 7 millions d’euros lors du destockage du 14 mai.

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