Virgin Megastore laisse filer le Furet du Nord

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CESSION - Moins de six mois après sa reprise par le fonds Butler Capital, la chaîne de produits culturels cède sa filiale nordiste à des investisseurs régionaux.

C'en est déjà fini du couple Furet du Nord-Virgin Megastore. Il aura fallu moins de six mois au fonds Butler Capital, propriétaire de Virgin Megastore depuis la fin février, pour se séparer de la filiale nordiste de l'enseigne. Et de restituer Le Furet du Nord à des actionnaires « cht'is », notamment la caisse régionale Nord du Crédit agricole (via les fonds Vauban Finance et Participex, qu'elle contrôle), qui était elle-même un ancien actionnaire de la célèbre librairie lilloise fondée en 1936.

Ce faisant, Virgin Megastore, qui compte une trentaine de magasins à son nom en France totalisant un chiffre d'affaires annuel hors taxes de 340 millions d'euros, se coupe des 70 millions du Furet. Mais c'est sans gravité, assure Jean-Noël Reinhardt, président de VSSA Holding, maison mère de Virgin Megastore en France, car il n'y avait pas de réelle synergie entre les deux réseaux. « Je n'ai eu de cesse de donner le maximum d'autonomie au Furet », explique-t-il à LSA.

Pour lui, l'opération est « un bon " deal ". Le Furet avait rejoint le groupe en déséquilibre, nous le cédons en bonne santé financière. Quant à Virgin Megastore, six mois après son LBO (« leverage buy out »), il va pouvoir effacer la quasi-intégralité de ses dettes. » Son endettement bancaire s'élevait à 80 millions d'euros en fin décembre 2007, selon Jean-Noël Reinhardt. « À un moment où l'environnement bancaire se complique, nous allons pouvoir consacrer 100 % de notre énergie au développement », se félicite le manageur, qui détient une participation minoritaire dans l'affaire.

Résultat à l'équilibre

Compensant la baisse du disque par le développement de la librairie et de la papeterie, l'enseigne affiche « des croissances supérieures à celle du marché depuis quelques années : + 6 % en 2007 sur un marché à 0, + 4 % à périmètre constant ; + 2 % depuis le 1er janvier », explique Jean-Noël Reinhardt. De plus, après avoir longtemps été en perte, Virgin Megastore a dégagé un résultat d'exploitation à l'équilibre en 2007. Mais il reste encore du chemin à parcourir pour rejoindre les grands compétiteurs comme la Fnac et Espace culturel Leclerc, qui jouent dans une autre catégorie (lire le classement des enseignes culturelles p. 45).

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Article extrait
du magazine N° 2054

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