Vivarte : la méthode Plassat fait mouche

Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

Avec des résultats supérieurs aux prévisions initiales des analystes, le PDG de Vivarte remplit son contrat. Depuis deux ans et demi, il a renouvelé les troupes et chamboulé l'organisation.

La stratégie menée par Georges Plassat ferait-elle des merveilles ? La deuxième année de son plan de redressement triennal devrait être saluée comme un succès, lors de la présentation des résultats annuels, le 20 novembre. La progression du chiffre d'affaires total du groupe sur un marché étal, + 4,6 % à données comparables, à 1,96 milliard d'euros, sur l'exercice clos le 31 août, a donné le ton. « Plassat est plus qu'en ligne avec ses objectifs et devrait réussir son pari d'atteindre une marge opérationnelle de 8 % en août 2003 », estime Denis Guelen, analyste chez Wargny.

En 2002, celle-ci serait de 6,7 % contre 4,5 % il y a deux ans. Wargny table sur un résultat d'exploitation en hausse de 33 %, à 133 MEUR. Georges Plassat devrait arriver à l'objectif qu'il s'était fixé : doubler le bénéfice d'exploitation entre 2000 et 2003. Mieux, le résultat net part du groupe est attendu à 60,7 MEUR (+ 24 %). Des estimations partagées par les analystes de la place. « Toutes les branches améliorent leurs performances, confirme une professionnelle. La hausse la plus importante provient des chaussures de périphérie. » La Halle Chaussures aurait amélioré sa marge d'exploitation de plus de un point : 7,4 % en 2002, contre 6,2 % en 2001. Ce qui lui permet de talonner ses homologues La Halle Vêtements, qui battent des records avec une marge d'exploitation évaluée à 7,7 % en 2002.

Ces performances font office de satisfecit pour Georges Plassat. L'homme, nommé aux commandes de l'ex-André par les capitalistes anglo-saxons NR Atticus et Guy Wyser-Pratte, fait l'unanimité, malgré des débuts fracassants. De la vingtaine de dirigeants de l'ère précédente, il n'en reste plus qu'une (Marie-José Rubini, PDG de Caroll) ou presque.

Mais, pour Georges Plassat, changer de méthode impliquait un changement de management. Jean-Michel Noir à la Halle Vêtements (ex-Mc Kinsey), Elizabeth Cunin chez André Chaussures (ex-Etam et Promodès) et, dernière recrue en date, Elisabeth Sandager chez Kookaï (ex-Bang & Olufsen) : en allant chercher ces profils dans des univers différents, Georges Plassat a insufflé du sang neuf à la tête des filiales de Vivarte.

Venu de l'alimentaire, le patron a réussi son examen de passage dans le secteur de l'habillement. « Il sait ce qu'est un magasin ; il sent le public et le produit », assure Gérard Barrau, président d'Architral, auteur notamment du dernier concept des chaussures André. Même les plus critiques sont convaincus. « On a gagné au change, reconnaît un délégué syndical CGT. Il a gardé confiance en nous, et notamment en l'enseigne André, à un moment difficile. »

Tout en réduisant les coûts (13 MEUR en 2002), Georges Plassat a su créer des synergies internes, par exemple en matière d'achats et d'immobilier. Ces résultats engrangés, l'ancien DG de Casino n'est pas au bout de sa peine. Attendu au tournant en 2003 sur trois dossiers (lire encadré), il lui faut concrétiser ses ambitions de développement. Doté d'une nouvelle marge de manoeuvre financière - le gearing retrouve un niveau correct en 2002, à 66% -, le groupe pourrait voir son périmètre évoluer.
Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Article extrait
du magazine N° 1790

Couverture magasine

Tous les jeudis, l'information de référence de la grande consommation Contactez la rédaction Abonnez-vous

 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA