Vol de salades chez Carrefour : le salarié obtient 10 000 euros d'indemnités

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Un salarié d'un Carrefour d'Angers licencié en juin 2009 pour faute grave après avoir récupéré douze salades offertes par un fournisseur, a obtenu la requalification partielle de son licenciement en « cause réelle et sérieuse » devant le Conseil des prud'hommes d'Angers. Cet ancien réceptionnaire de l'hypermarché, qui réclamait 27.000 euros, a finalement obtenu 10.000 euros d'indemnités et salaires dus. « C'est une demi-satisfaction car la faute grave a été écartée (...) mais le jugement laisse un goût d'inachevé quant à l'utilisation au sein de l'enseigne de la vidéo pour surveiller le personnel », a expliqué l’avocat de l’employé, Maître Bertrand Salquain. German Pintado, 44 ans, avait en effet été surpris le 27 juin 2009 en train d'accepter douze salades d'un fournisseur (un surplus d'une commande dont il avait assuré la réception) par la vidéosurveillance, et dénoncé par un vigile. Menotté à la sortie de son travail, placé en garde à vue, il avait été mis à pied puis licencié pour faute grave. Dans son jugement, le Conseil des prud'hommes a relevé que, le temps de déposer les cageots de salades dans sa voiture, le salarié avait quitté son poste « sans dépointer et sans prévenir ses supérieurs hiérarchiques », et a rappelé que, dans le règlement intérieur de Carrefour, « les avantages fournisseurs sont proscrits. »

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