Volailles : le poulet bio fait école

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· Le poulet entier prêt à cuire, qui constitue l'essentiel des volumes en volailles biologiques, est désormais décliné en découpes. · Tandis que les pintades et dindes bio arrivent en GMS, bientôt suivies de lapins, canards et canettes.

On produit plus facilement un poulet bio qu'un boeuf bio ! Ceci explique que, contrairement à la boucherie où les marques abandonnent les faibles volumes à quelques enseignes volontaristes, les industriels de la volaille offrent déjà un assortiment bio marketé pour le libre-service. Un bataillon de signatures évocatrices, estampillées AB, se positionne dans le rayon, au voisinage des poulets fermiers label.

LDC, le leader du marché, propose deux marques : le poulet bio fermier de la Sarthe (produit par les fermiers de Loué) et le Bio authentique (suite au rachat récent de la société Terre du Sud). De la même façon, en reprenant la société Bodin & Fils en janvier, Soparvol (groupe Cana) a acquis la signature Nature de France, qu'il a inscrite dans le catalogue de sa marque Gastronome. Depuis 1996, Bourgoin propose aussi son poulet bio Douce France. Spécialiste de la volaille biologique, la société Freslon (55 millions de francs de chiffre d'affaires) signe Elie Freslon au libre-service, réservant Table du Fermier pour le rayon traditionnel du magasin.

Plus vieux, plus gros, plus ferme

Le poulet fermier est de loin l'espèce biologique la plus répandue. Les professionnels estiment sa production à quelque 42 à 44 000 têtes par semaine, dont les trois quarts sont vendus dans les GMS. Nourri avec 90% minimum d'aliments issus de l'agriculture biologique, ce poulet est abattu à 91 jours et plus (contre 81 pour un label). En effet, sous régime bio, la croissance est plus lente, mais le volatile est légèrement plus gros - entre 1,5 et 1,8 kg - avec une chair ferme caractéristique.

Dans les grandes surfaces, on trouve le poulet bio entier prêt à cuire entre 42 et 50 F/kg, dépassant donc de plus de 50% le prix d'un label Rouge de fonds de rayon vendu entre 27 et 33 F/kg. Signe des temps, le poulet bio fait déjà l'objet d'animations où son prix descend à 39,90 F, voire même 36,90 F. La suite logique du poulet entier est sa déclinaison en découpe, marché très porteur. Demi-poulet, cuisses ou filets sont ainsi apparus au catalogue de l'ensemble des marques.

L'étape suivante pour la volaille bio est de passer à d'autres espèces que le banal poulet. Freslon propose déjà une pintade entière, abattue à 98 jours (48 à 54 F le kilo), qu'il décline aussi en découpes. Il a également élevé quelque 4 000 dindes noires fermières abattues à 154 jours, dont la moitié empruntera le chemin des GMS à partir du 12 décembre. Au PVC de 65 F/kg. Quant à Nature de France de Gastronome, qui réservait jusqu'ici ses pintades, dindes, lapins, canards et autres canettes bio aux circuits spécialisés, il promet de faire également gambader ses volailles du côté des GMS.
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Article extrait
du magazine N° 1562

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