Vous payez avec un vrai billet de 500 euros ? Le Leclerc de Douai vous offre 20h en garde à vue

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Faute de réussir à identifier un billet de 500 euros, les dirigeants de l’hypermarché ont appelé la police, qui a mis les clients en garde à vue durant 20 heures. Seul hic, le billet est tout ce qu’il y a de plus vrai… Le « mois légendaire » de Leclerc commence fort…

billet 500 euros

Le billet de 500 euros a cours légal en France. C’est en tout cas ce qu’imaginait un couple de Guinéens qui souhaitait payer ses courses au magasin Leclerc de Douai avec un billet de 500 tout ce qu’il y a de plus authentique. Des courses d’un montant de 210 euros, comme le rapporte notre confère La Voix du Nord, qui a révélé cette information. Doutant de l’authenticité de ce moyen de paiement, la caissière en présence du billet violet prévient sa hiérarchie, sans même passer par la case détecteur de billet. Une telle somme « est très rare, forcément on est méfiant » ont indiqué les responsables du magasin, qui n’ont pas utilisé leurs détecteurs « car ils ne sont pas fiables à 100% » (ce qui pose une autre question ; quel intérêt à détenir ce matériel dont on attend –justement – une fiabilité totale ?). Passé de mains en main, le billet suscite toujours des interrogations, et la direction du magasin décide finalement d’appeler la police, toujours sans avoir eu recours aux détecteurs de faux. Fin de l’histoire ?

Bourde légendaire

Pas vraiment. Le couple de clients va ensuite passer pas moins de 20 heures en garde à vue, du lundi 29 septembre 15 heures au mardi suivant, 11 heures. Le parquet de Douai, saisi de l’affaire, devra finalement faire appel à une banque pour authentifier la coupure, et innocenter le couple. Un sacré excès de zèle à plusieurs niveaux. La bourde, énorme, a entraîné une réaction du magasin concerné : « On comprend que ça n’a pas du être agréable, c’est sûr, mais on n’a fait qu’appliquer les directives » soutient la direction du Leclerc de Douai, qui se défend de toute discrimination. « On avait des soupçons sur le billet, pas sur les clients. On a  1,2 million de passages en caisse par an, dans 99% des cas on ne se trompe pas. Là, on a fait confiance à l’humain. Or, dès qu’il y a de l’humain, il peut y avoir de l’erreur ». La justification semble un peu légère compte tenu des dispositifs techniques dont disposait le magasin pour vérifier l’authenticité du billet en question. Engagée dans une grande opération nationale de promotion baptisée « le mois légendaire », l’enseigne Leclerc a peut-être voulu marquer le coup par une bourde tout aussi légendaire. Et même en cas de faux billet, le magasin aurait pu s’y retrouver, selon cet article règlementaire disponible sur le site de la banque de France :  « Les billets faux doivent en effet être remis à la Banque de France (article L. 162-2 du code monétaire et financier) contre un reçu. Pour les commerçants, la perte subie peut être déduite du résultat comptable, le reçu délivré par la Banque de France servant alors de justificatif fiscal ». Leclerc, qui est plus ou moins épargné par le désamour des français pour les grandes surfaces alimentaires, ne va pas gagner au change.

2 commentaires

slipman

06/10/2014 09h34 - slipman

lol mdr je trouve sa tres drole je m'imagine pas se vesseaux de couleurs arc en ciel sublime a l'oeil du chat condaner par lhopital pour viol

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facelvega

05/10/2014 10h54 - facelvega

en allant plus loin. ce fait a été largement commente dans toute la presse ,au delà des fait eux même on pourrait faire passer le message suivant,attention payer en espèces peut vous mener en garde a vue ,réglez donc vos achats avec votre carte bancaire ,d ici quelques années les espèces disparaîtront et l état pourra facilement contrôler tout les mouvements de fonds des français.

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