Web to store : les Français beaucoup plus à la page que les commerçants !

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Les usages web to store des consommateurs sont nettement plus avancés que ne l'imaginent les commerçants de proximité, selon une étude réalisée par Mappy et BVA. 91 % des Français disent s'informer sur le web avant de faire leurs courses, alors qu'en face, tout juste un quart des petits commerçants disent s'intéresser au web to store. 

91 % des Français s'informent d'abord en ligne avant d'acheter, selon l'étude Mappy-BVA.
91 % des Français s'informent d'abord en ligne avant d'acheter, selon l'étude Mappy-BVA.

Le décalage est important. Alors que 91 % des consommateurs achètent parfois en commerce de proximité après s'être s’être informés en magasin, 25 % des commerçants seulement se déclarent intéressés par le web to store dans le cadre de leur activité. Pourtant, l’étude commandée par Mappy à BVA sur les pratiques des consommateurs le montre de manière flagrante : la recherche d’informations sur le web précède, dans 91 % des cas, un achat dans un commerce de proximité, et à 97 % un achat sur internet. La recherche d’informations en boutique entraînant un achat dans ce même commerce ne s’élève qu’à 44 %.

Une différence de perception

La commande de cette étude, réalisée auprès de 2 066 internautes (de 18 à 64 ans) et 506 commerçants, a stupéfait Bruno Dachary, directeur général délégué Mappy, qui constate à quel point « les commerces de proximité sont loin de traiter leur visibilité internet avec intérêt face à des consommateurs qui, eux, se sont bien appropriés le web to store ». Si la fréquence d’achat en commerce de proximité se révèle très régulière (74 %), elle l’est encore plus sur ordinateur (77 %). Et si les petits commerçants pouvaient estimer jusqu'ici que leur plus-value se trouve dans le relationnel et les conseils qu'ils sont capables de dispenser, ce n’est plus une réalité pour les clients. C’est d'abord la possibilité de voir le produit physiquement qui motive aujourd’hui 65 % des sondés à pousser la porte de leurs commerçants de quartier. L'aspect relationnel avec le commerçant et l’intérêt pour le conseil du vendeur arrivent nettement derrière, à 25 et 24%. 

Désintérêt des commerçants pour leur visibilité Internet

Sans surprise, l’étude BVA consacre la suprématie des moteurs de recherche, avec 75 % des internautes qui passent par ces outils pour dénicher leurs produits. Soit bien plus que les sites spécialisés dans la vente (54 %) ou les sites de marques et enseignes (44 %, en baisse de 54 % depuis 2013). Et encore plus que les sites internet des commerçants de proximité, qui ne bénéficient que de 14 % d’attention.

Compréhensible lorsque l’on découvre que 54 % des commerçants interrogés ne sont pas équipés d’un site web. Faute de moyens, de temps ou d’intérêt, ils préfèrent utiliser les réseaux sociaux ou les sites communautaires du fait de leur gratuité et de leur popularité. Pourtant, de l’autre côté, les clients n’utilisent qu’à 9 % ces canaux pour leurs recherches d’informations produits…

Et Bruno Dachary, qui profitait de la présentation de l'étude pour avancer le chiffre de 10 000 commerces référencés en images à ce jour sur le site Mappy (avec 34 000 photos exploitées pour des vues intérieures en 3D), d’appuyer : « Être présent et visible reste clé. S’ils ne passent pas de la présence à la visibilité, les petits commerçants se feront manger par la concurrence, et cela vaut pour les grandes enseignes. »

 

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