Marchés

Xavier Beulin (FNSEA) prône une hausse drastique de la TVA

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Le président de la FNSEA souhaite une hausse de 3 points de la TVA, permettant de dégager 33 milliards d'euros, pour alléger d'autant le coût de la main d’œuvre et redonner de la compétitivité à la production agricole et industrielle.

Xavier Beulin
Xavier Beulin© LAETITIA DUARTE

Depuis quelque temps déjà, le syndicat agricole soutenait par voie de communiqué l'idée de la TVA sociale pour soutenir la main d'oeuvre. Xavier Beulin, président de la FNSEA, est sorti de l'idée vague destinée à influencer les présidentiables pour entrer dans le cncret, lors d'un déjeuner de presse. "Le discours réindustrialiser la France nous va bien, mais il faut y mettre du contenu, pour consolider les emplois dans ce pays", a-t-il asséné. Il prône rien moins qu'une hausse de trois points de TVA : 22,6% au lieu de 19,6% pour la TVA à taux plein et de 5,5 % à 8,5 % pour le taux réduit, qui permettrait de dégager 33 milliards d'euros. "Mais attention, il faut affecter cette somme, sans quoi elle sera noyée parmi les autres mesures de réduction de la dette". Son but, orienter ce nouveau produit de la TVA aux prestations famliales, qui consomment à peu près un montant équivalent - et qui du coup ne seraient plus à la charge des employeurs. Comment les ménages pourront-ils absorber un tel coup de massue ? Xavier Beulin défend l'idée que les bas salaires  obtiennent des compensations, soit via la fiche de paie (35 € d'augmentation par mois pour 10 millions de fiches de paie), soit par d'autres voies. "Nous ne pouvons pas continuer à supporter des écarts de compétivité sur le marché du travail. L'Allemagne a fait ce pari, elle dégage 175 milliards d'excédents dans la balance commerciale quand la nôtre est déficitaire de 75 milliards d'euros. Le comble est que l'on cherche actuellement par tous les moyens à supprimer de l'emploi, alors que le vrai sujet est de regagner de la part de marché". Il observe que l'Allemagne, loin de s'orienter vers le SMIC, vient de signer un accord avec la Roumanie et la Bulgarie pour que la main d'oeuvre vienne en Allemagne au coût horaire de leur pays d'origine". "Nous sommes de doux rêveurs si nous pensons que l'harmonisation sociale en Europe se fera par le haut. Le discours des Allemands est dire de nous occuper de nos problèmes, ils s'occupent des leurs". Le président de la FNSEA révèle qu'un tel dispositif pourrait être défendu en commun avec le Medef, l'UPA et la CGPME, la mesure de baisse du coût de main d'oeuvre ne concernant pas que la production agricole. Une rencontre commune FNSEA, ANIA; Coop de France et FCD est également à l'ordre du jour. Xavier Beulin estime toutefois que l'assiette du coût de main d'oeuvre puisse être limitée. "Faut-il l'appliquer aux services, qui ne sont pas délocalisables, et n'en ont peut être pas besoin ?". Et dans les services, il y a le commerce et la grande distribution, notamment....

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