Marchés

Xavier Beulin soutient l’idée d’une taxe main d’œuvre payée par les grandes surfaces

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LÉGISLATION - LOISUne centaine de députés ont signé un soutien à la proposition de loi de prélever une taxe de 1 milliard d'euros sur le chiffre d'affaires des enseignes alimentaires.

Xavier Beulin
« Nous suivons avec beaucoup d’intérêt la proposition de loi du Nouveau Centre proposant une taxe sur le chiffre d’affaires des grandes surfaces pour compenser la différence de coût de la main d’œuvre agricole entre la France et l’Allemagne », a lancé Xavier Beulin, président de la FNSEA, à l’occasion d’une conférence de presse en vue du congrès de la FNSEA qui se tiendra à Saint Malo la semaine prochaine. Proposée par le député Jean Dionis du Séjour et soutenue par une centaine de députés notamment UMP, la taxe «main d’œuvre » sur les grandes surfaces consisterait à prélever » « 1 % sur les 100 milliards d’euros de la distribution », pour un produit estimé à 1 milliard d’euros. « Ce montant  correspond précisément à la part patronale supportée sur les emplois permanents de la production agricole ». Il s’agirait ainsi de compenser  surcoût de la main d’œuvre en France par rapport à l’Allemagne. «Cette option doit permettre de bénéficier à l’économie et parallèllement faire supporter à des produits d’importation la prise en charge d’un niveau social dans ce pays ». Xavier Beulin ajoute toutefois que cette proposition pourrait être mise en regard d’autres choix de politique économiques, telle que la TVA sociale. Il indique vouloir prendre des initiatives vis-à-vis d’autres branches – probablement l’agro-alimentaire - pour évoquer le sujet. Contacté par LSA, Jean René Buisson s’oppose vivement à la taxe telle que proposée par le Nouveau Centre. «Si elle devait être votée, cette taxe se retournerait immédiatement contre l’industrie car la distribution n’acceptera jamais de la répercuter sur ses marges. Nous l’avons dit à l’auteur de la proposition de loi. Ce n’est pas le moment : les négociations n’ont permis de répercuter que 30 % des hausses de matières premières et pour la première fois, nous savons que l’industrie alimentaire va devoir supprimer entre 3000 et 5000 emplois »
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