XBox : premières impressions

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BRÈVESLa console Microsoft est disponible en France depuis ce matin. Petit tour des revendeurs parisiens situés à proximité des locaux de LSA.

Le lancement d'une nouvelle console de jeu est toujours un événement. Nous avons donc voulu tester en conditions réelles l'engouement du public pour la très chère (479,99 euros) machine de Microsoft. Petit reportage éminemment subjectif dans les XVIIème et VIIIème arrondissements de Paris. L'enquête commence mal, avec le Darty de l'avenue des Ternes. Traditionnellement peu présente sur le marché des consoles de jeu, l'enseigne électrodomestique du groupe Kingfisher semble, cette fois, en avoir totalement fait son deuil. Pas l'ombre d'une XBox, ni même d'une autre console. Pas de jeu non plus. Visiblement, Darty n'est plus très intéressé par le marché. A 20 mètres de là, les clients de la Fnac Etoile sont accueilli par les salariés en grève, qui proposent tracts et pétition de soutien. Le magasin est néanmoins ouvert, et une grande banderole XBox orne le pilier central. Direction le sous-sol et le rayon jeux vidéo. En bas des escalators, des XBox sont en démonstration. Un  grand adolescent s'amuse, tout seul, sur la borne de démonstration, que côtoie un présentoir garni d'une dizaine de jeux. Des boîtes de consoles sont empilées autour des bornes. Au rayon des jeux, par contre, pas trace de consoles ni de logiciels. Une brochure "Découvrez la XBox" est proposée en comptoir, mais la présence visible de la console s'arrête là. Par contre, les mannequins de promotion de Metal Gear Solid 2, le nouveau jeu vedette de la PlayStation2, sont bien en vue. On cherchera en vain les files d'attente de hard core gamers hystériques. D'ailleurs, à la caisse et au comptoir de retrait du matériel, on n'aperçoit pas l'ombre d'une XBox. A l'inverse, le jour du lancement de la PlayStation2, quelques joueurs avaient fait la queue devant les portes avant l'ouverture du magasin, où un espace spécial était destiné aux clients prudents ayant réservé leur machine.

Direction les Champs Elysées. Là encore, le client de la Fnac est accueilli par quelques salariés en grève. A l'intérieur du magasin, la console est bien mise en avant, tant au rayon jeu (où de nombreux titres et accessoires sont disponibles) qu'au café et sur le mur d'écrans situé au fond du magasin. Mais si les bornes de démonstration attirent quelques joueurs, impossible d'apercevoir le moindre client déboursant ses 479,99 euros. La grève de la Fnac contribue-t-elle à "saboter" le lancement parisien de la console ? Pour en avoir le coeur net, quelques dizaines de mètres et nous voici au Virgin Megastore, lieu d'une très médiatique émeute le soir du lancement de la PlayStation2. Dans le grand hall du magasin, rien ne signale le lancement, ce jour, de la XBox. Il faut donc monter au premier étage pour trouver un empilement de consoles, face à l'escalier. Virgin semble particulièrement bien pourvu en jeux (au moins 16 titres recensés) et en accessoires, du volant à la planche de surf en passant par les kits DVD. Quatre bornes de démonstration, ici aussi, suscitent un certain intérêt. Mais elles voisinent avec un espace de démonstration de Metal Gear Solid2 sur PlayStation2, pour lequel une journée de promotiona été organisée la veille dans le magasin. Ici encore, pas l'ombre d'une file d'attente. A cent mètres de là, la vitrine de La Grande Récré, rue de la Boétie, est ornée de quelques publicités pour la... PlayStation2. Mais de XBox, point.

Quelles conclusions tirer de ce petit tour de quartier, forcément subjectif et partiel ? Une évidence : on est loin de l'émeute provoquée par d'autres lancements, en France ou à l'étranger. Mais avec un prix record (vers le haut), la XBox - de l'aveu même de Microsoft - ne prétendait pas attirer les foules. "Ils auraient dû la sortir hier, mercredi, déplore un vendeur. Aujourd'hui, tous les jeunes sont en cours. Mais ce week-end, ça va être du délire !" Le vendeur se dit emballé par les performances, surtout graphiques, de la XBox, dont il connaît la fiche technique par coeur. Sa conclusion, qui concerne aussi bien le prix (élevé) que la taille (conséquente) de la console : "Quand on aime, on ne compte pas". Dehors, la pluie s'est mise à tomber, ajoutant à la morosité de cette matinée. Attendons maintenant les premiers chiffres officiels de vente pour confirmer, ou infirmer, ces premières impressions parisiennes.

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