XBox : un peu d'histoire

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Depuis ce matin, la XBox 360, deuxième console de jeu de l'histoire de Microsoft, est disponible sur le marché. L'occasion de rappeler ce que fut le lancement de sa grande sOEur, en 2002.

Succès ou échec, la XBox première génération ? Trois ans et demi après son lancement, et alors que la nouvelle version de la console Microsoft débarque en Europe, l'heure est au bilan. Numéro deux des ventes derrière la PlayStation 2 aux Etats-Unis, confidentielle sur le très stratégique marché japonais, la première XBox a presque réussi à faire jeu égal avec le Game Cube de Nintendo en Europe, mais est aujourd'hui distancée. En France, on parle de 800 000 XBox vendues à ce jour contre 1 100 000 Game Cube. Difficile, dès lors, de parler de triomphe. Mais il serait injuste de qualifier de naufrage la première expérience de Microsoft dans le monde des consoles.
Aujourd'hui, le constructeur américain a acquis une certaine légitimité, a su convaincre les plus grands éditeurs de développer des jeux sur sa plateforme et fait partie intégrante du paysage. En avril 2002, un mois après le lancement européen de la XBox, il était permis d'en douter. Echaudé par un niveau de ventes très faible - on parlait de 7 000 ventes le premier jour et de 25 000 sur l'ensemble du mois de mars, ce qui n'a jamais été reconnu officiellement - Microsoft passait le prix de vente de sa console de 479 à 299 E ! Une baisse d'une rapidité et d'une ampleur jamais vues, même si dans le même temps, Nintendo abaissait le prix de son Game Cube de 249 à 199 E.
Les mois suivants ont vu les trois constructeurs se livrer une guerre de prix violente, Nintendo réalisant notamment un coup magistral en baissant le prix du Game Cube à 99 E pour Noël 2003. Aujourd'hui, PS2 et XBox sont alignées à 149 E et les consoles les plus chères du marché sont... les nouvelles portables DS (129 E, 149 E en pack Nintendogs) et surtout PSP (249 E).
En 2004, Thierry Chabrol, le directeur général de la division grand public de Microsoft France, tirait sa révérence pour rejoindre Toshiba. Sur le marché, beaucoup murmurèrent alors que M. Chabrol payait ainsi le succès mitigé de la XBox, dont il avait piloté le lancement français. Décision injuste de la part de Microsoft, disaient les mêmes, qui assuraient que Thierry Chabrol avait inlassablement averti ses supérieurs qu'à 479 E, la XBox ne passerait pas sur le marché français...
M. Chabrol n'a jamais voulu commenter les circonstances de son départ. En juin 2004, il préférait évoquer « les 10 merveilleuses années passées chez Microsoft ». « Etre dans une société comme Microsoft, qui a la position qu'elle a dans le monde du logiciel et qui prend la décision de se lancer sur un marché dominé par deux Japonais et qui n'est pas le sien, c'est quelque chose qui n'arrive qu'une fois dans une vie professionnelle, soulignait-il alors. Je ne pense pas que je revivrai un lancement aussi fort ». Bilan globalement positif, donc ? « Je pense que la XBox n'a été que le début d'une grande réussite, assurait-il. Mais il est vrai aussi que j'ai subi l'agressivité de ce milieu très particulier du jeu vidéo. Pour ma part, je me suis toujours interdit d'attaquer les hommes, les personnes. Je n'ai jamais essayé de faire valoir ma console ou ma société en dénigrant les deux autres. L'inverse n'est pas vrai... Peut-être que quand on a peur, on attaque... »
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