Zéro copie : Le papier intelligent encore en marge

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Des données écrites à la main qui se transmettent directement sur un ordinateur. La technologie, séduisante en théorie, doit trouver des applications concrètes.

Invention géniale et sans lendemain ou vraie innovation technologique ? Créée voici quatre ans, la technologie du « papier intelligent » commence à faire parler d'elle. Le principe de base est séduisant : saisir et convertir en temps réel des données manuscrites sur du papier ordinaire et tramé. Envoyées sur un ordinateur, les données peuvent ensuite être mo- difiées, archivées et échangées comme si elles avaient été saisies électroniquement. À l'heure où le « zéro papier » connaît ses limites, les avantages de la « zéro copie » ne manquent pas. La ressaisie informatique, avec ses risques d'erreur, est supprimée. Et le coût du dispositif est plus faible que celui d'une tablette PC. « Cet outil ne remplace pas les systèmes déjà en place, mais il les complète là où ils sont le moins performants : dans l'acquisition de données », indique Philippe Berna, dont le cabinet, Kayentis, fait la promotion du papier intelligent. Reste que le sys-tème a un frein principal : il ne travaille que sur l'information montante. « Or, la filière industrie-commerce souhaite de l'information qui circule dans les deux sens », indique Joël Boulesteix, fondateur de Stampinnov, qui travaille sur les solutions communicantes. Ainsi, les applications les plus intéressantes en industrie devraient d'abord se faire, sur des aspects traités jusqu'à présent par papier. Par exemple, les contrôles qualité sur les chaînes de production ou les fiches de livraison. Château d'Eau, le spécialiste des fontaines d'eau, va débuter un test en novembre. « Sur un travail comme celui du livreur, le gain de temps sur la ressaisie des données est de vingt minutes par jour et par employé », estime Hubert Certes, son directeur général.

Une mobilité optimisée

Le papier intelligent pourrait intéresser les industriels qui se déplacent de magasin en magasin. « Les systèmes de gestion actuels sont inadaptés au support de la relation commerciale. Ici, la commande se prendrait en direct. Et le client garderait un document papier », indique Olivier du Tézenas, du cabinet de consultant K & A.

Côté distributeurs, la solution peut s'intercaler dans des processus de plus en plus informatisés, en complément du cadencier manuel sur des commandes inhabituelles comme les promotions, les produits régionaux, ou avec des entreprises peu équipées en informatique. Mais les enseignes trouvent un grave défaut au papier : il doit s'intégrer à des méthodes de travail déjà éprouvées. Revient alors la solution de l'assistant personnel, de plus en plus employé dans les magasins. En fait, les enseignes et leurs fournisseurs, à condition de remettre à plat certains processus, pourraient disposer d'une mobilité optimisée en utilisant à la fois le PDA et ce papier intelligent dont l'intérêt est évident sur des opérations simples et mangeuses de temps à cause des ressaisies de données.

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Article extrait
du magazine N° 1880

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