A l'automne, Facebook supprimera 5000 options de ciblage publicitaire

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Poussé par une plainte déposée par le ministère américain du Logement, le groupe entend limiter au maximum les campagnes discriminatoires que les annonceurs pouvaient jusqu'à présent mettre en œuvre grâce à ses outils publicitaires.

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Facebook fait le ménage au sein de ses outils publicitaires : le groupe supprimera aux USA 5000 options de ciblage dans le courant du troisième trimestre 2018, qui permettaient jusqu'à présent aux annonceurs de cibler ou d'exclure des internautes en fonction de leur sexe, de leurs appartenances raciales et religieuses, de leur handicap...

En avril, Facebook avait déjà supprimé l'un de ses outils de ciblage baptisé le "multicultural affinity group". Il a décidé d'en faire plus suite à une plainte déposée le 17 août par le ministère américain du Logement. L'institution accuse Facebook de violer le Fair Housing Act, une loi qui garantit aux Américains un accès à l'hébergement sans discrimination. Or des agents immobiliers utilisent les outils du réseau social pour exclure certaines catégories de population de leurs cibles de campagnes, indique la plainte.

Des scandales à répétition

Après un début d'année 2018 obscurci par le scandale de la diffusion des données personnelles des utilisateurs de Facebook auprès de sociétés tierces, qui a conduit le PDG du groupe Mark Zuckerberg face au Congrès américain et au Parlement européen pour répondre aux questions des parlementaires, le géant de Menlo Park veut faire amende honorable. "Même si ces options ont été utilisées de façon légitime pour proposer aux utilisateurs des produits et des services qui les intéressent, il est plus important à notre sens de minimiser le risque d'abus. Cela implique de limiter la possibilité pour les publicitaires d'exclure des audiences à travers des critères de race ou encore de religion", indique l'entreprise sur son blog, où elle a annoncé sa décision le 21 août.

Pour continuer à utiliser les outils de ciblage de Facebook, tous les publicitaires américains devront signer la charte de non-discrimination du géant du net, alors que seules les entreprises diffusant des annonces immobilières, des offres d'emplois ou de crédits – secteurs étroitement encadrés par des lois anti-discrimination dans le pays – étaient jusqu'à présent soumis à cette obligation. Une règle qui pourrait être par la suite étendue aux annonceurs installés hors des Etats-Unis.

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