Jean-François Le Roch, Interex : Un baroudeur chez les « Mousquetaires »

Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

Arrivé à Sarajevo dans les bagages de l'armée française, le fils du fondateur d'Intermarché fait partie des pionniers de la grande distribution en Bosnie.

Du Far West au Far East. Jean-François Le Roch a une âme d'aventurier. Fils du fondateur des Mousquetaires, il a passé plusieurs années à Los Angeles, où il était chargé du développement d'Intermarché en Amérique du Nord, avant de se retrouver à la tête de quatre boutiques de vêtements en Californie. Par la suite, ce bouillant « indépendant » s'est retrouvé un jour de l'hiver 1994 à Sarajevo, coiffé d'un casque bleu, pour assister l'armée française qui manquait de logisticiens. Depuis, conquis par la Bosnie-Herzégovine, il a décidé de revenir à son métier d'origine et a dû convaincre ses anciens collègues d'ITM Entreprise, alors lancés à la conquête de la Pologne, que l'ex-Yougoslavie était aussi un marché plein de perspectives. En septembre 1999, il ouvre le premier supermarché Interex dans la capitale meurtrie par trois années de guerre civile, suivi cet été d'un deuxième à Tuzla en attendant, fin 2001-début 2002, un troisième à Banja Luka. D'autres villes pourraient suivre, avant de s'étendre aux pays voisins : Serbie, Macédoine, Kosovo Modeste, le concept d'un magasin de 2 500 m2 en polybéton et aux poutres non traitées, sans rayonnages classiques pour 8 000 références, a séduit les Bosniaques et les résultats dépassent les espérances.

À la tête de la filiale bosniaque de la Compagnie de distribution européenne (CDE), filiale d'ITM Entreprise chargée de l'expansion en Europe du Sud-Est, Jean-François Le Roch est

« très heureux » de travailler en Bosnie. « Nous apportons du rêve à la population, qui a soif de consommation et les autorités locales nous accueillent à bras ouverts, car nous les aidons dans leur lutte contre le marché noir, explique-t-il. Nous payons taxes et impôts et sommes contrôlés tous les trois jours. » Une exception dans un pays largement désorganisé où la contrebande est reine et les commerçants ne déclarent qu'une infime partie de leur chiffre d'affaires. Ces derniers constituent une grosse part de la clientèle des Interex qui leur sert, comme un « cash and carry », pour s'approvisionner. « Je me demande comment on peut encore ouvrir des magasins en France, s'étonne Jean-François Le Roch. Ici, nous sommes accueillis comme le Messie. » Envoûté par Sarajevo, il a créé, avec l'aide du ministère français de la Défense, la Chambre de commerce franco-bosniaque. Voilà un « Mousquetaire » très engagé.
Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Article extrait
du magazine N° 1743

Couverture magasine

Tous les jeudis, l'information de référence de la grande consommation Contactez la rédaction Abonnez-vous

 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA