Les animaux de compagnie, un marché qui file vers les 5 milliards d’euros

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Le marché des animaux de compagnie représente 4,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires, et devrait atteindre 5 milliards d'euros en 2020.

Il se vend, chaque année, pour deux milliards d'euros d'articles pour les chats (nourriture et accessoires).
Il se vend, chaque année, pour deux milliards d'euros d'articles pour les chats (nourriture et accessoires).

Chats, chiens, poissons et autres hamsters représentent un marché de 4,7 milliards d’euros en 2017, indique le cabinet d’analyses Xerfi, qui vient de publier une étude sur ce sujet. En dix ans, pointe Xerfi, les ventes ont bondi de 48%, et c’est loin d’être fini puisqu’ « à raison d’une croissance annuelle moyenne en valeur de 2,5% à 3%, selon les prévisions, le marché des animaux de compagnie devrait franchir la barre des 5 milliards d’euros à l’horizon 2020 ».

Les chats devant les chiens

Les produits pour chats tiennent le haut de la croquette, avec 43% du total des ventes, et « tirent le marché vers le haut ». A l’inverse, les chiens restent dans leur panier, stagnant désormais à 38%. A eux deux, chats et chiens pèsent donc à hauteur de 81% du marché, et demeurent une valeur sûre. Ce qui ne sont pas les poisson, oiseaux et autres nouveaux animaux de compagnie (NAC) qui, très en vogue au début des années 2000, sont désormais en perte de vitesse, comme le souligne Xerfi. La nourriture, à elle seule, représente un marché de 3,5 milliards d’euros, devant les produits d’hygiène et de soins et, « plus modeste et plus exposé à la conjoncture », le segment des accessoires, davantage sensible aux achats plaisir.

Maxi Zoo en leader, les hypers à la traîne

Quoi qu’il en soit, un tel dynamisme attire de nombreux acteurs : « offensives des animaleries, à commencer par le leader Maxi Zoo, avec des records d’ouvertures de points de vente, nouveaux concepts de petshops urbains (Flair in the City, Moustaches), progression irrésistible des pureplayers de la vente en ligne (tels que Zooplus ou Wanimo) », Xerfi en dresse une liste exhaustive. Le cabinet d’études pointe, surtout, la faiblesse de la grande distribution et des jardineries, qu’on attendrait pourtant pleinement légitimes sur ce marché. En cause, selon Xerfi, « une offre centrée sur l’entrée de gamme pour les premiers et, pour les seconds, un plus faible positionnement sur le segment porteur des articles pour chats. »

Internet tout-puissant

L’ennui, c’est que cela n’est visiblement pas voué à changer. Du moins pas pour les GSA (grandes surfaces alimentaires), ballottées par le web tout-puissant. Internet sera le grand gagnant de la recomposition du marché, selon Xerfi. Les acteurs de l’e-commerce devraient ainsi ravir, principalement aux GSA, cinq points de part de marché, pour détenir 13% à l’horizon 2020. « Ces deux circuits s’affrontent sur les prix bas, sauf que les GSA ne peuvent pas rivaliser sur la profondeur de l’offre. En clair, le réflexe Internet pourrait remplacer le réflexe GSA en matière de petfood chez bon nombre de consommateurs », avance Xerfi.

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