Casino crée sa première supérette automatisée
Entièrement automatisé, fonctionnant 24 heures sur 24, sans aucun personnel, Petit Casino « 24 » a pour but de compléter l'offre de Casino et non de se substituer aux supérettes existantes. « C'est avant tout un service, commente-t-on au siège de l'enseigne. Mais, ne connaissant pas la réaction des consommateurs, nous attendons avant de créer d'autres magasins. » En cas de succès, l'expérience ne sera pas dupliquée avant six mois. La formule pourrait s'avérer être un bon filon puisqu'elle n'est soumise à aucune réglementation (et pour cause, la superficie totale ne dépasse pas 25 m2!). De plus, elle pourrait bien répondre à une véritable demande, celle des clients qui veulent acheter à toute heure.
Un complément d'activité
Dans le cas lyonnais, ce magasin d'un troisième type remplace un Petit Casino dont l'activité tournait au ralenti. Est-ce à dire que l'enseigne pourrait remplacer certaines de ses supérettes en perte de vitesse par ces magasins automatisés ? « Ne dites surtout pas que nous allons supprimer les gérants. Ce type de magasin est supposé venir en renfort d'activité pour d'autres sites. Les gérants seront toujours présents et leur rôle va s'enrichir avec de nouvelles fonctions », répondait l'un des responsables de l'enseigne présent sur le site de Gerland la semaine dernière.Un site soigneusement choisi
En tout cas, les dirigeants de Casino ont soigneusement choisi le site pilote du premier Petit Casino « 24 ». Situé non loin du stade où doivent se dérouler les matchs du Mondial, ce magasin futuriste est également voisin de l'Ecole normale supérieure (ENS) et de nombreuses entreprises à vocation scientifique. Concrètement, il se présente sous la forme d'une grande vitrine composée d'une dizaine de casiers entièrement réfrigérés. Comme dans un distributeur automatique, chacun des produits a un code qui lui est affecté. Le client fait son choix et peut commander jusqu'à 7 articles différents. Il compose ensuite les codes correspondants sur un clavier et règle son achat en liquide ou avec sa carte bancaire. En cas d'erreur, il peut annuler sa saisie. Une fois la commande passée, c'est un robot qui va chercher les articles et les fait tomber dans un sas à ouverture automatique.Le système a le mérite de fonctionner mais demande quelques améliorations (présentation des produits, assortiment ). Celles-ci devraient être apportées dans les semaines à venir. Une grande inconnue subsiste : quelles répercussions cette nouvelle forme de commerce aura-t-elle sur l'emploi ? Les syndicats ne se montrent pas inquiets pour l'instant. Reste à savoir si des magasins entièrement déshumanisés de ce type sauront séduire le consommateur et dépasser le stade d'une simple offre de dépannage.
LSA+, votre assistant IA expert de la Conso
L’IA experte du retail et de la consommation pour challenger, sécuriser et activer vos décisions marketing et commerciales.
Découvrir LSA+