Yoox Net-à-Porter crée une joint-venture avec Alibaba pour décoller en Chine

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Le bras armé digital du numéro deux mondial du luxe, Richemont, va développer avec l'e-commerçant chinois deux applications e-commerce et deux shop in shop sur la sa plateforme dédiée au luxe Tmall Luxury Pavilion.

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Alibaba© Alibaba

Le numéro un du luxe en ligne en Europe, Yoox Net-à-Porter, veut décoller en Chine grâce à une joint-venture créée avec le géant de l'e-commerce Alibaba. Le bras armé dans la vente en ligne du suisse Richemont, numéro deux mondial du luxe en termes de chiffre d'affaires derrière LVMH, compte sur le savoir-faire technologique d'Alibaba pour créer deux applications mobiles e-commerce destinées aux consommateurs chinois, pour ses filiales Net-à-Porter et Mr Porter, qui commercialisent respectivement des produits de luxe féminins et masculins en ligne.

Deux shop in shop seront également créés pour les deux enseignes numériques sur Tmall Luxury Pavilion, la marketplace luxe d'Alibaba lancée en août 2017. Pour acheter sur ce site premium, les internautes doivent être invités. Chaque client de cette plateforme a dépensé en moyenne 159 000 dollars entre août 2017 et avril 2018, selon Alibaba.

"Notre offre digitale en Chine n'en est qu'à ses débuts", affirme Johann Rupert, le président de Richemont dans un communiqué. Sa branche e-commerce compte entre autre profiter du savoir-faire d'Alibaba dans la fintech pour développer des systèmes de paiement innovants.

Farfetch en embuscade

Net-à-Porter et Mr Porter commercialisent les produits des marques de Richemont comme Cartier, Piaget, Chloé et Azzedine Alaïa, mais également des articles de marques tierces. Les deux sites appartiennent à l'entreprise Yoox Net-à-Porter, valorisée 6,2 milliards de dollars suite à sa prise de contrôle par Richemont, qui a mené une OPA amicale sur l'e-commerçant en janvier 2018.

Mais la Chine est loin d'être un territoire inexploré pour les e-marchands spécialistes du luxe. Richemont va devoir y faire face à la place de marché Farfetch, alliée avec les ennemis jurés d'Alibaba, JD.com et Tencent. JD.com, a racheté l'équivalent de 397 millions de dollars de parts de la marketplace britannique en juin 2017. Son PDG, Richard Liu, dispose désormais d'un siège au conseil d'administration de l'entreprise. Farfetch a également mis la main en juillet 2018 sur CuriosityChina, une agence de marketing digital chinoise. Cette dernière va l'aider à développer sa présence sur la messagerie instantanée de Tencent WeChat, qui compte plus d'un milliard d'utilisateurs actifs par mois. Le groupe fait de la publicité en ligne ciblée sur le réseau social et bénéficie des liens étroits qui relient JD.com à WeChat, dont proviennent tous les mois un quart des dizaines de milliers de nouveaux clients du site chinois.

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