Le Pdg de La Halle aux Echos : « Clairement, la transformation de La Halle a été un échec commercial total »

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Richard Simoni, Pdg de Vivarte, revient dans une interview aux Echos sur les "erreurs manifestes" qui ont pu être commises autrefois dans le groupe. Mais avance surtout toutes les raisons d'espérer, pointant notamment le potentiel des enseignes Besson ou San Marina sur le marché de la chausure.

Richard Simonin, Pdg de Vivarte, entre mea culpa et optimisme pour l'avenir, fait le bilan de l'état de son groupe dans un entretien accordé aux Echos.
Richard Simonin, Pdg de Vivarte, entre mea culpa et optimisme pour l'avenir, fait le bilan de l'état de son groupe dans un entretien accordé aux Echos.

Richard Simonin, Pdg du groupe Vivarte et de son enseigne phare La Halle, dans un entretien accordé au journal Les Echos, revient sur les annonces récentes de fermetures de plus de 200 magasins. Une opération oscillant entre mea culpa et optimisme pour l’avenir.

"Une erreur manifeste"

Nommé à la tête du groupe Vivarte en octobre 2014, Rochard Simonin dresse ainsi un constat d’échec de la politique menée par son prédécesseur : « Clairement, la transformation de La Halle aux Vêtements, engagée en 2013 a été un échec commercial total. (…) Ouvrir des flagships en centre-ville tout en montant en gamme - offre et prix - était une erreur manifeste », assène-t-il.

Pas question, pour autant, de se montrer trop sévère avec l’ancien Pdg, Marc Lelandais : « Tout ce qui a été fait n’a pas été mauvais, loin de là, reconnaît ainsi Richard Simonin. Le travail sur l’image de l’enseigne était nécessaire. Idem pour le nouveau concept des magasins. » Et puis, ajoute-t-il plus loin, « on peut penser qu’il fallait donner des perspectives aux créanciers pour les convaincre de renoncer à 2 milliards de dette. »

Le potentiel de Besson et San Marina

Et il fait bien, c’est vrai, de faire allusion à cette restructuration financière. La grande réussite de Marc Lelandais, il faut avouer. La seule, peut-être, mais pas la plus aisée à mener à bien. Plombé par un dette abyssale consécutive à la conclusion d’un LBO en 2007, Vivarte, maintenant délesté de ce poids terrible, a maintenant retrouvé une marge de manœuvre. Ce que clame d’ailleurs le Pdg actuel aux Echos, pointant notamment les sources d’optimisme sur le marché de la chaussure. Ainsi, en périphérie, où Vivarte revendique « 50% de part de marché », Richard Simonin mise beaucoup sur Besson – l’enseigne « peut passer de 100 à 150 magasins en trois ans », affirme-t-il – de même qu’il se réjouit, en centre-ville, de voir Minelli faire « la course en tête », et estime San Marina « bien positionnée sur son cœur de marché et (avec) du potentiel. »

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