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Produits de grande consommation : découvrez tous les chiffres clés du bilan 2016 [Exclusif LSA]

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Le bilan 2016 pour le secteur des PGC est tombé. Selon les données Nielsen fournies en exclusivité à LSA, le secteur affiche de piètres performances. Comment les volumes se sont comportés ? Quid du chiffre d'affaires ? La guerre des prix et des promos est-elle toujours d'actualité ? Quelles sont les catégories gagnantes et perdantes ? Quels sont les circuits qui ont performé ? Retrouvez toutes les données phares avant de découvrir l'ensemble des chiffres et l'analyse des experts Nielsen dans le magazine LSA du 2 février. 

L'année 2016 a été un petit millésime pour le secteur des PGC.
L'année 2016 a été un petit millésime pour le secteur des PGC. © Daylight Photo - Fotolia

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    On le pressentait mauvais, le bilan 2016 est tombé et il n'est en effet guère brillant. Selon les données Nielsen fournies en exclusivité à LSA, le secteur des produits de grande consommation vient de clôturer un mauvais cru. 

    En volumes tout d'abord, les PGC-FLS affichent un -0,1 % (HM/SM/SDMP,Drive hors proxi). Le premier recul depuis 2008. "Sans qu'il y ait lieu de parler d'effondrement, on peut clairement affirmer que l'exercice 2016 est un tout petit millésime avec surtout un vrai problème d'essoufflement des rendements à tous les niveaux", analyse Laurent Zeller, PDG de Nielsen France. 

    Les raisons de ces mauvais résultats sont multiples: météo défavorable, des familles qui achètent moins, un effet push promo moins efficace,...le tout dans un contexte déflationniste toujours marqué. 

    Le premier recul en volumes depuis 2008

    Logiquement en valeur, cette panne du côté des volumes a eu un fort impact. Le chiffre d'affaires reste en croissance positive mais à seulement +0,9 %, soit la plus faible progression depuis 2003. Et ce, uniquement grâce au travail de valorisation lié aux innovations qui s'affiche à +2,1 % tandis que les variations d'étiquettes ont entrainé le CA vers le bas à -1,3%.

    La plus faible croissance valeur depuis 2003

    On le disait la guerre des prix qui continue de sévir. En exhaustif, la déflation se fixe ainsi à -1,3 %, soit depuis janvier 2013, une baisse cumulée de 7 %. Les plus grandes marques restent les plus touchées (-4,1%) tandis que les MDD sont à -0,7%

    7% de baisse cumulée depuis janvier 2013

    Autre fait marquant, la guerre des promos a joué à plein aussi mais Nielsen constate une chute spectaculaire de la contribution du prospectus au développement du chiffre d'affaires. Ces derniers ont ainsi contribué à 30 % des ventes valeur contre 78 % en 2015. Ils représentent 3 % des volumes UC contre 5% en 2015. 

    Une chute spectaculaire de la contribution des prospectus

     

    Dans le détail des catégories, l'année 2016 aura été franchement mauvaise pour le DPH en particulier pour l'hygiène-beauté. Catégories météo sensibles par excellence, les surgelés glacés comme les BRSA sont aussi dans le rouge en volume comme en valeur. Tandis que la crèmerie continue de souffrir. A l'inverse, le frais non laitier reste le bon élève avec une belle valorisation toujours au rendez-vous. 

    Le DPH souffre, le frais non-laitier surperforme

    Du côté des circuits, le drive ressort comme le plus dynamique avec une croissance de 12,2%, la proxi s'affiche comme l'autre gagnant mais avec un effet parc certain. Les SDMP sont dans le rouge mais avec là aussi un effet Dia indéniable alors que Lidl continue lui de performer. Enfin, les HM/SM s'affichent en léger positif à seulement +0,6%.

    Le Drive et la proxi, circuits gagnants

    En conclusion, prédisent les experts de Nielsen, en 2017 :

    • La guerre des prix va se poursuivre surtout et encore sur les grandes marques

    • La guerre des promos devrait s'intensifie

    • La proximité va continuer à croître autour des + 7% voire un peu en deçà mais certaines grandes enseignes sous l'effet des rénovations pourrait connaitre une croissance deux fois plus rapide.

    • Le drive lui devrait voir sa croissance freiner sous l'effet du parc mais sa croissance devrait rester au-delà des + 5%.

    • Enfin, l'e-commerce sera et devra être un sujet central pour toutes les enseignes. 

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