Tesco pérennise son magasin virtuel dans le métro sud coréen

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Le virtual store, testé pendant plusieurs mois par Tesco, est un succès commercial et marketing dans ce pays très technophile.

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Le supermarché virtuel de Tesco s’installe définitivement dans le métro de Séoul. Le principe, inventé il y a quelques mois ? Recréer des rayons de supermarchés sur les murs, sur lesquels on retrouve les photos virtuelles de 500 produits, accompagnés d’un QR Code. Le chaland qui attend son métro peut en profiter pour faire ses courses à l’aide de son smartphone, doté de l’application adéquate, en passant celui-ci devant le produit, pour immédiatement passer commande ou remplir son panier de courses virtuel. Les produits sont ensuite livrés à domicile. Et pas besoin de remplir tout son panier devant les linéaires virtuels. Une fois les courses commencées, le client peut basculer tranquillement sur le site marchand de Tesco Home Plus, la filiale sud coréenne et continuer par exemple ses courses dans le métro.
 
Le buzz mondial qui avait escorté l’expérience de Tesco a offert un joli coup de pub au distributeur, qui a su le convertir sur le plan commercial et marketing. Selon les premiers chiffres dévoilés par Tesco Home Plus, les ventes en ligne auraient grimpé de 130% en 3 mois, et le nombre de clients e-commerce augmenté de 76%. L’application mobile aurait été téléchargée par 600 000 personnes. Dorénavant, la boutique virtuelle quitte le quai de métro pour s’installer dans les couloirs centraux de la station, ultra-fréquentés dans cette mégapole de 15 millions d’habitants, à côté des commerces en dur.
 
Si Tesco a peut-être trouvé le chaînon manquant entre e-commerce et commerce réel, l’expérience sud-coréenne repose toutefois sur de fortes spécificités locales. La culture technophile et internet du pays de Samsung ou LG, d’abord, qui compte l’un des plus fort taux d’équipement en smartphone et des systèmes de paiement en ligne très élaborés. La forte inclination de la population pour le e-commerce, ensuite, qui est une habitude ancrée dans la grande majorité de la population, à qui les cybermarchands savent proposer délais de livraisons ultra-rapides et à bas coûts. Utile pour convaince des citadins surmenés. Enfin, Tesco a su investir sur la vente en ligne dans un pays où l’ouverture de magasins physiques est bien plus compliquée qu’au Royaume-Uni.
 
Redécouvrez les recettes du « Virtual store » de Tesco

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