L’arrivée en France du hard discounter russe Mere prend du retard
Initialement prévue en octobre, l’implantation de l’enseigne d’origine russe prend du retard. A ce jour, aucune démarche administrative n’a encore été effectuée auprès des municipalités concernées par l’implantation des premiers magasins. Ce qui devrait décaler l'ouverture de plusieurs mois.
Morgan Leclerc
\ 10h44
Morgan Leclerc
Le discounter russe Mere indiquait cet été son arrivée prochaine en France, avec trois ouvertures prévues dès le mois d’octobre à Pont-Sainte-Marie (10150), Sainte-Marguerite (88100 ) et Thionville (57100). L'annonce était fait sur son site internet sommaire. Mais le plan ne se passe pas comme prévu, et l’arrivée très surveillée de ce représentant du hard discount pur, austère et avec des prix très bas va vraisemblablement intervenir pour la fin d’année, voire même en 2022. Car comme l’ont indiqué nos confrères du Parisien, aucune démarche n’a encore été effectuée par les représentants de l’enseigne auprès des municipalités concernées.
Or, la requalification des locaux ou le simple parcours administratif nécessaire à l’ouverture d’un point de vente nécessite des délais de quelques mois. A Thionville, personne n’a encore rencontré les représentants de Mere. "Même s’ils reprennent un local ayant eu une activité similaire à la leur, il leur faudra faire une demande de permis de travaux, car il s’agit d’un bâtiment accueillant du public", détaille ainsi dans Le Parisien l'élu au commerce de la ville. "La visite de la commission de sécurité, sans laquelle aucune ouverture n’est possible, n’interviendra qu’à l’issue de ces travaux."
Un groupe d'origine russe, déjà présent en Allemagne, Espagne, Roumanie, Pologne et Lituanie
A Sainte-Marguerite, le local a certes été trouvé mais la municipalité est toujours dans l’attente de documents pour valider le projet. A Pont-Sainte-Marie, les représentants de Mere ne se sont pas encore manifestés. De quoi retarder sérieusement le lancement. Le discounter russe Svetofor (à la tête de 2 500 magasins en Russie, Biélorussie et en Asie Centrale), qui détient l'enseigne, semble avoir pour ambition de s’implanter en Europe de l’Ouest, avec ses premiers magasins ouverts en Espagne au premier semestre. Ses magasins spartiates de 1000 m2 environ sont approvisionnés au fil des opportunités dénichées par les acheteurs, avec des produits posés à même les palettes, et une promesse de décrochage prix de 10 à 20% par rapport aux discounters comme Aldi ou Lidl.
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