Grande consommation : en 2025, la reprise est là… mais reste fragile et très fragmentée [Les chiffres]
En 2025, la grande consommation renoue timidement avec la croissance. Les volumes repartent légèrement, mais la dynamique demeure déséquilibrée entre circuits, sous l’effet d’une consommation plus raisonnée, d’une fragmentation accrue et de freins structurels persistants. Infographie à découvrir.
Nicolas Monier
\ 13h07
Nicolas Monier
En 2025, la grande consommation renoue avec une croissance modérée, mais sans véritable changement de régime. Selon Worldpanel by Numerator, les volumes progressent de 0,5 % sur les PGC-FLS et de 2,4 % sur les produits frais traditionnels, une reprise qui exclut l’hygiène-beauté et s’est affaiblie en fin d’année sur les grandes catégories de grande consommation.
Cette amélioration reste très déséquilibrée selon les circuits. La fragmentation de la consommation se poursuit au profit des spécialistes, dont le trafic progresse de 4,9 %, contre 2,8 % pour les enseignes généralistes. Avec 828 millions d’actes d’achat, ces circuits captent désormais 19,2 % du trafic total. Dans le même temps, la restauration rapide "de proximité" gagne 2,1 points de part de marché en valeur, portée par le développement des boulangeries, coffee shops et formats de proximité, au détriment de la restauration à table.
Une reprise en trompe-l’œil, portée par des dynamiques hétérogènes
Les comportements d’achat demeurent contraints. Si les Français effectuent plus souvent leurs courses (126 actes d’achat en moyenne, soit +2,9 actes sur un an), les paniers se contractent. La consommation à domicile se rationalise, avec une baisse de 4,9 % des pauses alimentaires, soit près de 10 millions d’occasions en moins chaque semaine. Autre frein structurel, la dénatalité pèse lourdement sur la consommation des familles : les achats reculent de 18,1 % chez les ménages avec un bébé.
Dans ce contexte, certains signaux sont néanmoins mieux orientés. Les marques nationales représentent 60,7 % des dépenses en valeur en généralistes, en hausse de 0,3 point sur un an, tandis que la consommation engagée progresse légèrement plus vite que l’ensemble du marché (+1,3 %). Le online poursuit enfin sa progression, atteignant 10 % de part de marché en valeur, confirmant son rôle d’accélérateur de fidélité… mais aussi de déconsommation sur le long terme.
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