L’Anses juge non pertinents les systèmes d’information nutritionnelles

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L’Anses, après avoir analysé différents systèmes d'information nutritionnelle (Nutri-Score, de Sens, du Nutri-Repère et du Nutri-Couleurs), estime que le niveau de preuve est insuffisant pour montrer la pertinence au regard des enjeux de santé publique.

L'Anses a rendu son avis sur les systèmes d'information nutritionnelle
L'Anses a rendu son avis sur les systèmes d'information nutritionnelle© Daylight Photo - Fotolia

%%ARTICLELIE:248148%%Après des années de réflexion, la mise en place d’un comité de pilotage, les discussions autour des systèmes d’étiquetage nutritionnel à expérimenter, l’Anses a rendu un jugement sur des analyses réalisées en laboratoire. Qui du Nutri-Score, de Sens, du Nutri-Repère et du Nutri-Couleurs a été retenu ? Aucun. « En l’état actuel des connaissances, la pertinence nutritionnelle dans une perspective de santé publique des systèmes d’information nutritionnelle (SIN) examinés n’est pas démontré », explique l’Anses le 14 février dans un communiqué. Parallèlement, une phase de test de 10 semaines, a été menée du 26 septembre à mi-décembre sur plus de 1 300 produits dans 60 magasins. Une opération, qui a nécessité un investissement de 2,2 millions d’euros, financé à hauteur de 52 % par le Fonds Français pour l’alimentation et la santé, avec des subventions privées de 100 donateurs, et à 48 % par les pouvoirs publics, comme le ministère de la Santé et de l’Assurance Maladie. L'avis sera rendu en mars-avril.

Des zones de flou et d'incertitude

Ainsi, pour rendre ce jugement, les experts ont identifié les variables qui conditionnent la pertinence du SIN en matière de nutrition (énergie, apports en nutriments). Cette analyse a conduit à considérer que les systèmes ne prennent pas en compte l’ensemble des variables pertinentes au regard des enjeux de santé publique. Par ailleurs, sur le comportement du consommateur devant un SIN, il a été démontré de possibles effets contradictoires tels que des impacts susceptibles de biaiser l’information perçue par le consommateur et d’induire un comportement inapproprié. Cet avis "confirme l'intérêt de travaux complémentaires tels que l'expérimentation en conditions réelles d'achat et dont l'objectif est de faciliter le choix du consommateur au regard de l'apport en énergie et en nutriments", a commenté le ministère de la Santé.

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