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Fromages

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Générique

De quoi faire des jaloux. Alors que la France n’arrive pas à sortir de la récession, certains marchés des produits de grande consommation continuent leur petit bonhomme de chemin et s’excluent bien volontiers du marasme ambiant. Le fromage fait à ce sujet figure d’exemple. « C’est une catégorie anticrise qui passe au travers des difficultés grâce à sa forte dimension plaisir, sa convivialité et ses multiples usages », confie Hervé Bethoux, directeur du category management chez Bongrain. En effet, le marché du fromage libre-service fait partie des rares segments à survivre à la crise, mais également à en profiter.

Les tendances

  • Un marché valorisé avec les marques nationales qui sont plus performantes que les marques de distributeurs, excepté sur les fromages de spécialités et les pâtes fraîches et fondues.
  • Toutes les catégories sont en croissance, à l’exception des pâtes molles, des portions et des gâteaux fromagers.
  • Le succès du fromage permet à la crémerie, pénalisée par l’ultrafrais, de finir l’année dans le vert.

Avec un chiffre d’affaires de plus de 4,5 milliards d’euros, en croissance de 2%, il fait partie des meilleurs élèves des PGC en se plaçant juste derrière la charcuterie (5 milliards d’euros). Une performance qui permet à la crémerie de finir l’année à l’équilibre (+ 0,4% en valeur). En effet, le fromage, qui représente 33,5% de cette catégorie en valeur, vient ainsi contrebalancer la mauvaise santé de l’ultrafrais (36,7% en valeur de la crémerie).

Mais ces bons résultats ne doivent rien au hasard. Le segment, très ancré dans la tradition et le terroir, a su prendre un virage moderne en s’adaptant aux nouveaux usages de consommation, comme le snacking, les fromages à consommer chauds, les salades, les aides culinaires et la vague déferlante de l’apéritif.

Tous les segments se trouvent ainsi en croissance, à l’exception des pâtes molles (- 1,2%) et des petites catégories des fromages en portions et des gâteaux fromagers. Un dynamisme général essentiellement dû aux grandes marques nationales, qui activent les leviers de l’innovation et de la créativité.

En effet, le nombre de nouvelles références (EAN) a augmenté de 5% en 2013, et les projets sont nombreux pour 2014. Par exemple, Bel compte développer un pôle « goûter-enfant » avec ses marques Kiri et Pik & Croq’ et créer ainsi un nouveau segment de taille ; Bongrain, de son côté, lance une nouvelle gamme sur Apérivrais pour l’apéritif. Des initiatives qui ont profité aux industriels : la croissance des marques nationales dépasse ainsi celle des marques de distributeurs (+ 2,3% en valeur, versus + 1,7% pour les MDD). 

camille harel

Les tops

  • Fromages apéritifs et pour salade + 7,3%, à 279,8 M €
  • Fromages à consommer chauds + 7%, à 274,4 M €
  • Fromages méditerranéens + 7%, à 234,7 M €

Les flops

  • Fromages allégés - 10,7%, à 96,5 M €
  • Gâteaux fromagers et tourteaux - 6%, à 7,1 M €
  • Pâtes molles - 1,2%, à 710,5 M €

Évolution en valeur des catégories du fromage, en 2013 vs 2012, et CA 2013 Source : Iri

La plupart des segments à la hausse

Évolution par catégorie en valeur et en volume, en%, en 2013 vs 2012 et ventes en valeur 2013, en M €, et en volume, en kT

Source : Iri

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